mardi , 16 juillet 2019
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Législatives: « Il n’y a aucune raison technique qui empêche le démarrage des listes électorales », selon l’expert de l’UE

Ce samedi 23 février, la Commission électorale nationale indépendante a conféré avec plusieurs partis politiques dans la salle du 28 septembre du palais du peuple. Cette rencontre présidée par le président de la Céni a porté sur trois points.

A savoir la présentation des conclusions des travaux menés sur le fichier électoral par l’expert biométricien de l’Union européenne, la présentation des résultats du pré-affichage et le point sur les opérations électorales.

Mais le point le plus attendu était celui relatif aux conclusions de l’expert biométricien, Alex Gysel. Informaticien de formation universitaire, l’expert a expliqué à travers une projection les conclusions auxquelles il est parvenu. D’entrée, Alex Gysel a indiqué que chaque méthodologie adopté a besoin d’un mécanisme de contrôle pour garantir la transparence.

En exemple, il dira que la pose des empreintes digitales peut servir à lever les cas de doute, de suspicion survenus à la suite d’un éventuel bourrage des urnes.

Aussi au niveau de l’opérateur (Waymark puisque c’est de lui qu’il s’agit) à l’heure qu’il fait, le quartier, le secteur, la préfecture, la sous-préfecture, le district a été verrouillé pour éviter que des gens puissent se faire enregistrer dans d’autres endroits.

L’expert de l’Union européenne a également dit que des critères de recherche ont été ajoutés afin de retrouver les électeurs enrôlés en 2010. Poursuivant, Alex Gysel a précisé que le transfert des données de la Sagem à Waymark a bien réussi.

Concernant le système Sagem, il a indiqué qu’à l’analyse des classes d’âge, il a été établi que des jeunes de 16 ans à 17 ont été enrôlés alors qu’ils n’avaient pas l’âge requis.

A la fin de son exposé, l’expert biométricien a indiqué qu’à ce jour, il n’ y a aucune raison technique qui empêche le démarrage de révision des listes électorales. Il a toutefois recommandé qu’il soit ajouté au système de l’opérateur devant faire la révision des listes électorales, un logiciel de monitoring pour servir de mécanisme de contrôle.

A propos des résultats du pré-affichage présentés par Madame Camara Djenab Touré directrice adjointe de la Planification de la Céni, il ressort que plusieurs anomalies ont été enregistrées. Dont les plus récurrentes restent les erreurs dans les renseignements (noms, prénoms, date, lieu de naissance…), l’éloignement des bureaux de vote, les cas de doublons…

Puis s’en suivra l’exposé du directeur des Opérations électorales de la Céni. Yaya Kane a fait le point des activités électorales réalisées et celles en cours.

Auparavant, dans son discours introductif, le président de la Céni a fait un rappel des principales activités réalisées depuis l’installation de la nouvelle Céni. De la retraite de Bel Air jusqu’au pré-affichage.

Au regard des activités déjà réalisées dans le cadre du chronogramme prévisionnel, Bakary Fofana a rassuré que la Céni va relever les défis dans l’intérêt de tous. Et d’ajouter que la date du 12 mai, retenue la tenue des législatives, sera tenue.

Dans la foulée, pour une meilleure circulation de l’information entre l’institution électorale et les acteurs du processus électoral, Bakary Fofana a proposé la mise en place d’une commission d’information technique électorale. Aussi, il a promis de se battre auprès de l’Etat et ses partenaires pour qu’il soit accordé aux partis politiques engagés dans les prochaines joutes électorales, une subvention.

Cette rencontre a enregistré selon le président de la Céni, la participation de 67 partis politiques. Elle s’est tout de même déroulée sans l’aile dure de l’opposition réunie au sein du collectif et de l’alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).

Par Guineetime, partenaire de www.kaloumpresse.com

 

 

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