jeudi , 3 décembre 2020

Guinée : Pour protéger l’environnement, on fait appel aux « dozos »

L’Union guinéenne des chasseurs et guérisseurs traditionnels connue sous l’appellation de l’union des « dozos » va désormais s’impliquer dans la protection de la faune et de la flore.

 

L’information est donnée par la RTG qui précise que la décision a été prise sur invitation du gouvernement. Composée d’au moins 130.000 membres, le groupe des dozos entend barrer la route aux braconniers et autres pyromanes, et prendre ainsi une part active dans la protection de l’environnement.

Selon les autorités guinéennes, leur action contribuera à minimiser la destruction des forêts et à assurer la protection de certaines espèces animales aujourd’hui menacées de disparition. C’est surtout dans les régions de la Haute Guinée et la Guinée Forestière, en proie aux feux de brousse et à l’élimination d’espèces comme les éléphants et les chimpanzés que la lutte devrait être ardue. C’est aussi dans ces deux régions que l’on note un grand nombre de ces chasseurs traditionnels.

Il y a tout de même problèmes à travers ce nouveau mandat offert aux dozos qui, paradoxalement, sont souvent soupçonnés de participer aux actes de braconnage et des feux de brousse.

En effet, ils sont accusés par l’opposition d’être un ‘’régiment’’ auquel le pouvoir fait recours pour réprimer certaines manifestations. A Conakry, on les a vus à plusieurs reprises au Palais présidentielle et assurer la protection du siège du RPG dans le quartier Hamdallaye pendant les protestations du Collectif et de l’ADP. Ils avaient été sommés de quitter la capitale guinéenne à un moment où on leur reprochait plusieurs dérapages dans la circulation. Le préfet de N’Zérékoré lui, s’était vu dans l’obligation d’ordonner à un groupe de dozos qui semait la panique de libérer la capitale régionale.

L’autre conflit de compétence qui risque d’éclater à l’avenir est celui qui pourrait opposer ces chasseurs traditionnels aux jeunes gardes forestiers actuellement en attente dans un camp de formation militaire à Kankan.

Mamady Kéita

contact@kaloumpresse.com

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