mardi , 19 novembre 2019

Cour d’assises :Souka accuse à son tour Resco, Toto et un colonel de la police

Coup de théâtre! Mohamed Conté, un présumé bandit connu sous le tristement célèbre pseudonyme de Souka, est depuis hier à la barre dans le cadre des assises de la Cour d’appel de Conakry pour répondre aux accusations d’association de malfaiteurs, vols à mains armées et détention illégale d’armes de guerre.

Les premiers déballages du sieur Souka surprennent plus d’un. Au point où le chroniqueur de la télévision publique n’hésite pas à faire mention d’élucubrations de la part de l’accusé. Souka qui prétend avoir appris le maniement de toutes les armes dans les années 2000 quand il était volontaire de l’armée pour combattre la rébellion le long des frontières Guinéo-léonaises affirme avoir été dupé par Commandant Sékou Resco Camara, gouverneur de Conakry.

« Le Commandant Sékou Resco Camara est mon premier formateur. C’est lui qui m’a remis pour la première fois une arme. Mais il m’a trahi en revendant mon numéro matricule à une autre personne (…). Lors que nous étions à la frontière, Resco était un soldat peureux. Il fuyait les rebelles et envoyait les volontaires au front ».

Au cours de ses déballages, Souka affirme être de connivence avec « Junior », un Sierra-léonais. Il dit avoir reçu de ce Junior, les propositions de bosser pour  lui , tout en bénéficiant de la protection d’Amadou Bangoura, un Colonel de la police. « Mais j’avais refusé puisque ce Colonel m’avait une fois arrêté sans raison », dit-il.

Souka ne reconnait pas avoir tué un citoyen lambda. Sauf à la frontière pendant les attaques rebelles, précise-t-il où lui et ses amis pouvaient égorger 50 à 100 rebelles si nécessaires. En revanche, il reconnait que le nommé Junior travaillait pour l’ancien ministre d’Etat chargé de la Sécurité et de la protection civile, Général Mamadouba Toto Camara.

« C’est Junior qui fournissait toutes les voitures grosses cylindrées à Toto. Ici en Guinée les bandits travaillent avec la complicité de certains agents de police et de l’armée », dit-il. Les débats se poursuivent. Le Colonel est à la barre. Et nous reviendrons sur sa comparution.

Mais à à cette allure, on peut dire sans risque de se tromper que l’arbre veut tomber mais en emportant tout sur son passage.

Fatoumata Kéita
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