lundi , 9 décembre 2019

Guinée : Le gouvernement annonce la poursuite des investissements prioritaires l’année prochaine

Le gouvernement a présenté jeudi 6 décembre courant au Conseil National de Transition un projet de budget qui prévoit un accroissement des dépenses dû à sa volonté de poursuivre les dépenses dans les secteurs sociaux de base. Décryptage.

Performance des régies financières

Selon le projet présent aux conseillers nationaux, les recettes prévues en 2013 sont estimées à 11 534,50 milliards de francs guinéens. En comparaison à celles de cette année, on constate une progression de 13,80%. A écouter le ministre délégué au Budget, Mohamed Diaré, cette augmentation est due à un aspect fondamental. La bonne performance des principales régies financières.

Ainsi, dans ce volet recettes, les contributions non minières atteignent 7 42,16 milliards de francs guinéens, soit une hausse de 22,66%. Tandis que les recettes minières, également en hausse, sont estimées à 1 798,36 milliards de francs guinéens. Par rapport à l’année 2012 où certaines compagnies minières déclarent avoir enregistré un bilan négatif, on note un accroissement de 5,5%. Le reste sera constitué de dons et de recettes non fiscales.

Investissements en hausse

Le ministre délégué au Budget a fait savoir que les dépenses projetées pour l’année prochaine sont arrêtées à 11 687,87 milliards de francs guinéens, contre 11 442,33 milliards de francs guinéens pour 2012, soit une augmentation de 2,15% du Produit Intérieur Brut.

L’augmentation des dépenses se justifie, selon le gouvernement, par sa volonté de poursuivre les investissements dans les secteurs sociaux de base comme l’eau, l’énergie, les infrastructures routières et sanitaires, entre autres. Dans le secteur de l’électricité, le gouvernement compte maintenir la subvention projetée en faveur de l’EDG au même niveau de 2012. Cette subvention a atteint le niveau de 100 millions de dollars, d’après le ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Kerfalla Yansané.

Le reste des dépenses sera constitué des traitements et salaires, les dépenses de biens et services, les subventions et transferts et l’appui à la campagne agricole pour ne citer que celles-là.

Le ministre Diaré précise que les projets concernés par le budget d’investissement sont nombreux. Dans le domaine des infrastructures, on note la route Labé-Madina-Gounasse, la réhabilitation de la route Mamou-Dabola-Kouroussa, les voiries de la Guinée Forestière et celles des trois autres régions naturelles, entre autres. Dans le domaine de l’énergie, le programme d’éclairage public, la remise partielle de Tombo III et V et l’étude technique pour la réalisation de quatre micro-barrages figure dans l’agenda de l’équipe gouvernementale.

Maitriser l’inflation

Les efforts seront concentrés sur l’inflation. De 13,5% en octobre 2012, le gouvernement compte atteindre 12% dès la fin de ce mois de décembre, selon Kerfalla Yansané. Pour ce qui est de 2013, selon toujours le ministre d’Etat en charge des Finances, le gouvernement prévoit un taux d’inflation de 10%. Il convient de rappeler que ce taux est largement à la portée de la Guinée et l’on pourrait se retrouver à un taux à un chiffre si les efforts accrus sont fournis par les acteurs économiques et monétaires guinéens. Chacun doit pouvoir jouer correctement sa partition.

Quant à la croissance, le projet de Budget 2013 qui doit être analysé et approuvé par le CNT avant le 1er janvier mise sur une croissance de 5%, contre 4,7% pour cette année.

Le déficit budgétaire est sensé s’établir à 1,4% du Produit Intérieur Brut, contre 3,63% dans la Loi des Finances Rectificative 2012.

Corriger les obstacles

Ce budget vise à consolider les acquis de 2012. Acquis constatés dans la campagne agricole, les avancées dans les projets d’électrification, l’assainissement du cadre macroéconomique.

Il tient aussi à corriger les quelques obstacles constatés, notamment dans la faible capacité d’absorption et l’assainissement du fichier de la fonction publique. « Le gouvernement veillera à renforcer la gestion des finances publiques, à la mise en œuvre des investissements prioritaires, ainsi qu’à la facilitation et la mise en œuvre des grands projets miniers », déclare Yansané, pour qui, les Guinéens et leur président se sont serrés la ceinture en 2012 pour obtenir l’annulation de plus de 2 milliards de dollars de dette au titre de l’initiative PPTE, et bien d’autres progrès encourageants.

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Qui va faire quoi ?

En élaborant un budget 2013 en pleine expansion, le gouvernement compte sur les principales régies financières qui, d’ores et déjà, affichent une bonne mine et annonce avoir mobilisé plus de recettes qu’on ne leur a demandées au titre de l’exercice 2012.

Direction Générale des Douanes : 4 281,65 milliards GNF, soit 19,6% d’accroissement

Direction Nationale des Impôts : 3 751,71 milliards GNF, soit 15,83% d’accroissement

Direction Nationale du Trésor : 863,79 milliards GNF, soit 8,75% d’accroissement

DN Patrimoine et Investissements Privés/Cadastres 50,69 milliards GNF, soit 46,92% d’accroissement.

SOURCE : Minesdeguinee.com

Note de la Rédaction : Le ministre délégué au Budget Mohamed Diaré et le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.

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