mercredi , 20 mars 2019

Axe Hamdallaye-Kagbèlen: Une ONG rejette l’appartenance de la zone à l’opposition

La coordination des jeunes leaders de l’axe Hamdallaye-Kagbèlen pour le développement (COJELHAKD) à l’occasion du lancement officiel de ses activités, jeudi, à la Maison de la presse, s’est fixée comme principal objectif de sensibiliser la jeunesse de cette zone à une prise de conscience de sa situation.

Parlant de la genèse de la coordination, Alsény Diallo, président, dira qu’ « elle est née à Conakry en 2007 après les évènements qui ont secoué la Guinée le 30 juin2006 et janvier-février 2007 ».

Après avoir constaté des séries d’assassinats de jeunes manifestants, notamment de nos pères, amis, frères, sœurs et mères que les mouvements, associations et groupements de jeunes ont décidé de se retrouver autour d’un idéal pour discuter des problèmes qui minent et entravent l’évolution de la jeunesse, et c’est en se retrouvant en ONG qu’on pense arriver à concrétiser cet idéal », a ajouté le jeune Diallo.

Pour lui, l’axe est reconnu pour sa mauvaise réputation due à l’absence totale de l’Etat et des infrastructures étatiques. Et de préciser : « si certains pensent que l’axe appartient à l’opposition, c’est non. C’est l’absence totale de l’Etat qui pousse la jeunesse à manifester contre le pouvoir en place ».

Continuant, Diallo met en garde les jeunes qui vont dans les différentes institutions républicaines pour quémander au nom de l’axe. Ajoutant que la jeunesse doit rester forte et vigilante pour éviter le piège de la division ethnique.

« Notre appartenance politique ne doit pas être la conséquence d’une appartenance politique », soutient-il en fustigeant l’adhésion à une formation politique sur des bases ethniques ou régionalistes.

Plus loin, il a invité la jeunesse de Ratoma en particulier de se joindre à l’ONG pour bannir l’ethnocentrisme, le régionalisme et le favoritisme en Guinée et prôner la paix, la sérénité le travail pour tous les citoyens. Car, dit-il, « une nation ne vaut que ce que vaut sa jeunesse et celle-ci reste et demeure toujours la référence de la nation ».

Regrettant dans la foulée une jeunesse guinéenne qui cesse d’être une référence pour devenir celle « exploitée, manipulée, manœuvrée, décomposée et corrompue ».


MEDIAGUINEE

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