dimanche , 18 novembre 2018

Les handicapés guinéens réclament leur droit à l’emploi

A l’occasion de la 20è Journée internationale des personnes handicapées, l’ONG Guinée Solidarité a invité lundi les employés et le gouvernement guinéens à accorder le droit à l’emploi aux personnes vivant avec les handicaps.

 

‘’En Guinée, les handicapés sont considérés comme ceux qui doivent recevoir des aumônes, des charités. Les personnes handicapées sont exclues de tous  évènements et elles ne sont pas associées à la prise de décision’’, s’est indigné Elhadj Abdourame Bah, directeur général  de l’Agence autonome d’assistance intégrée aux entreprises (3AE), conférencier choisi pour la circonstance par Guinée Solidarité. ‘’Les handicapées sont souvent rejetés par les employeurs’’, a-t-il poursuivi, indiquant l’impossibilité aujourd’hui de mener une vie correcte avec grâce à la mendicité et la  charité.

 

Elhadj Abdourame Bah a invité les employeurs en Guinée à accepter les personnes handicapées et les autorités à une reconnaissance publique. Il a souligné que les handicapés peuvent aussi participer au développement socioéconomique du pays, et de ce fait, doivent être considérés comme des travailleurs indépendants. ‘’Les personnes handicapées se trouvant devant la mosquée Fayçal n’ont pas leur place à cet endroit’’, s’est-il insurgé.

La Journée internationale des personnes handicapées a été proclamée en 1992 par les Nations Unies afin de favoriser leur intégration et leur accès à la vie économique, sociale et politique. Depuis, chaque 3 décembre est retenue par l’humanité pour célébrer cette journée.

C’est aussi l’occasion idéale de réaffirmer certains principes de base, trop souvent oubliés, notamment l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

Guinée solidarité s’occupe des personnes handicapées depuis 26 ans en Guinée. Cette ONG justifie son combat par le fait que les handicapées sont considérées comme des sous hommes, parce que leur handicap  leur vaut l’exclusion totale de la société.  Pour elle la population guinéenne n’est pas sensibilisée aux handicaps et aux conditions de vie. Entre autres missions, elle  assure la scolarisation et la formation des personnes handicapées.

Selon Bah, le dernier recensement des handicapés date de 1996 et  338.000 handicapées ont été recensés à l’époque.

Sidiki Mara
+224 63 45 30 95
contact@kaloumpresse.com

 

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