mardi , 18 décembre 2018
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Contre la Syrie, arrêtez la folle machine de guerre ! (Analyse)

Il y a un an qu’une tragédie était infligée au peuple libyen sous le prétexte fallacieux d’instauration d’une certaine démocratie dans le pays.

Un an après, la fameuse démocratie à l’américain ou le respect des droits de l’homme à la française ne trouvent toujours pas leur application sur le terrain sinon que des attentats qui continuent à déchirer ce pays si prospère, il n’y a pas encore longtemps. L’humanité a été choquée par la fin tragique du Chef de l’Etat libyen Mouammar Kadhafi par des sbires qualifiés par leurs commanditaires eux-mêmes de « rebelles » avec la protection de la machine à broyer qu’est l’OTAN.

Un an après, y a-t-il eu une certaine amélioration dans la vie du peuple libyen? On ne peut que répondre par la négative.

Exactement, c’est le même résultat que nos « democratizers » veulent en Syrie en ne se plaisant que dans la tuerie fratricide entre syriens avec des plans monstrueux de manipulateurs étrangers qui veulent remodeler le Moyen-Orient à leurs desseins et prendre le contrôle des ressources de la région. On remarque que quand un innocent est tué dans cette guerre ou dans des attaques terroristes, on s’en réjouit de l’autre côté  en se frottant les mains dans les chancelleries occidentales en calculant le bénéfice nouveau que cela rapporte.

L’opposition fasciste syrienne verse le sang d’innocents non seulement en Syrie mais aussi cherche à transporter la guerre au Liban martyr. Elle se comporte désormais en voyous sans aucune confiance même de ses maîtres occidentaux. Ce n’est pas pour rien il lui a été exigé la mise en place de nouveaux représentants plus crédibles à leurs yeux : c’est l’objet de la naissance de la nouvelle coalition.

Tout cela fait partie des plans des États-Unis et de l’OTAN pour déstabiliser davantage la région.

Ce n’est pas fortuit si Mme Clinton, Secrétaire d’Etat américaine a récemment discuté avec ses collègues des pays membres de l’OTAN de la possibilité d’introduire une zone d’exclusion aérienne en Syrie. Cela signifierait le bombardement des villes pacifiques, faire couler le sang des enfants et des femmes, la destruction d’hôpitaux, d’écoles, de bibliothèques, de maisons de médias nationaux de la souveraine Syrie. Nous avons déjà vu le cas de la Libye.

Zman.com, le site israélien écrit, anxieux à propos de ce qui se passe en Syrie que cala fait davantage penser à une guerre, non seulement régionale mais aussi à l’échelle mondiale. Le conflit a entraîné la Turquie, le Liban, la Russie, les Etats-Unis. Il y a d’autres participants indirects.

Et si Moscou et Washington en « épées croisées » dans la prochaine confrontation diplomatique  qu’Ankara  « se déclare comme un acteur actif sur la scène du Moyen-Orient, qui a l’intention de défendre ses intérêts et de poursuivre sa géopolitique … » ! La Syrie est entourée par la salive dégoulinant de prédateurs. Et dans ce rôle, le Premier ministre turc Erdogan semble hésité d’être le premier. Même si Ankara n’a eu aucun scrupule à perpétrer un acte de piraterie aérienne contre des aéronefs syriens qui transportaient des citoyens russes. Il a soudainement baissé le ton et est revenu sur ses déclarations antérieures, comme si le « conseil d’administration » a réalisé les conséquences de pareils actes.

La partie turque, après quelques mouvements difficiles diplomatiques de la Russie, a été forcée d’admettre que la cargaison à l’avion était légale ; que rien d’illégal n’était à bord si ce n’est un équipement électrique qui n’est pas contraire aux conventions internationales, et dont le transport n’est pas non plus interdit. Donc peu importait l’itinéraire emprunté, même celui de la Syrie que M. Erdogan, en coopération avec le Qatar et l’Arabie saoudite, veut rendre en no-fly y compris ses zones tampons.

Il s’est ainsi avéré qu’il n’y avait pas d’armes (ni bombes nucléaires et ni armes chimiques) à bord de l’avion qui ne transportait donc que des civils. La Turquie a certes tardivement, mais tout même, exprimé ses regrets pour les retards de ce vol officiel ainsi que les désagréments que l’attitude d’Ankara a dus causer aux passagers.
Mais la Turquie n’a pas seulement contraint l’avion civil à atterrir, elle avait déjà concentré des troupes armées près de la frontière avec la Syrie qui ne dispose pas d’armes à destruction de destruction massive comme celles que détiennent les pays de l’OTAN.

Face à cette iniquité, la Russie ne pouvait que se prononcer pour une nouvelle fois, à travers une déclaration forte, qui a entrainé le recul des forces rebelles dans un premier temps.

On peut également évoquer la conversation téléphonique entre Président Vladimir Poutine et le Premier ministre turc Erdogan rapportée par le journal turc «Aydinlik» dont que l’on rapporte ci-dessous :

Poutine – Si un soldat turc franchit la frontière syrienne, la Russie va réagir très durement !

Erdogan – Est-ce une menace ? Pour nous, c’est inacceptable.  Poutine  –  Pensez ce que vous voulez, j’ai eu mon mot à  vous dire.

Pendant ce temps, des terroristes avaient commencé des attaques contre Damas. Aucun jour ne passe sans une attaque terroriste. Les forces de l’ordre accroissent la vigilance pour la  sécurité de la population, la plupart des rues de la ville sont bloquées, mais pas facile de résister à une bande bien formée et préparée à semer la terreur. Cela est devenu la triste et lugubre tradition. Dès que se réunit le Conseil de Sécurité ou l‘assemblée générale de l’ONU, où doit être examinée la situation en Syrie ou encore quelque rencontre internationale sur ce sujet, s’en suit aussitôt un carnage sanglant. Le but des telles actions étant de noircir la direction de la Syrie, l’accusant de meurtres des habitants qui n’aspirent qu’à la paix. Alors que ce sont des gangsters à la solde de maîtres occidentaux qui sèment la terreur, tuent des  médecins et des enseignants. Ils ont mis le feu au marché aux pièces d’antiquités et d’autres monuments historiques. Par exemple, une grande mosquée des Omeyyades à Alep a été brûlée. Le vandalisme toujours au rendez-vous, aucune littérature n’est épargnée et les enfants, sont sans manuels scolaires.

Selon l’Administration d’Etat de la presse en Syrie, des dommages aux imprimantes et les entrepôts, des dégâts de plus de 100 millions de livres syriennes ont été enregistrés. En raison de ces actions, de nombreuses écoles retardent la livraison des manuels scolaires. Toutefois, l’État essaie de faire son possible pour donner des livres gratuitement.

Les islamistes radicaux en rajoutent en affirmant que les enfants ne devraient pas apprendre une autre littérature que le Saint Coran qui renferme tout ce qui est nécessaire à la vie d’un homme. Hélas, même dans les mosquées, des voyous brutalisent, brûlent les livres religieux et le Coran. On a tendance à croire que leur mission est de replonger la Syrie dans la préhistoire.

Dans l’opposition, le Cheick Youssef al Qaradawi, un chef religieux prédicateur de l’islamisme radical, n’a pas hésité à attiser la haine, à dispenser l’idéologie de la violence et demander à tuer les « infidèles » que sont les russes, les chinois et même les iraniens. La haine entre les religions bat son plein. Incontestablement, sans aucun état d’âme, la machine militaire occidentale tourne maintenant contre la Syrie, contre le peuple syrien, comme précédemment en Irak et récemment, en Libye.

En Irak, elle a tué près d’un million de personnes. En Syrie, la mort peut être beaucoup plus avec la terrible machine à tuer si elle n’est pas arrêtée. L’humanité doit l’arrêter ! Arrêtez la machine de guerre, ainsi le veut la Syrie elle-même.

Lors d’une réunion récente avec l’envoyé spécial de l’ONU, Lakhdar Brahimi, le Président Bachar al-Assad a souligné la nécessité d’un dialogue national pour résoudre la crise. Il a dit que la Syrie a accepté à plusieurs reprises toutes les initiatives de paix, mais à chaque fois que les forces de l’Occident qui ont également contrôle sur les terroristes, ont saboté tous les efforts de paix.

Arrêtez la machine militaire anti-syrienne. C’est ce que veut le monde pacifique. Initiez et soutenez des actions de solidarité avec la Syrie, avec le peuple syrien martyr à travers le monde – en Europe, à l’Est, et en Amérique latine. En Belgique et au Luxembourg, la République tchèque et la Roumanie, en Inde et à Cuba, au Venezuela et au Brésil, les gens se solidarisent. D’énormes manifestations anti-guerre ont eu lieu en Turquie, où elles ont été dispersées avec des gaz lacrymogènes et des matraques. Les participants à ces manifestations – représentant la communauté syrienne, en particulier les étudiants et les citoyens de ce pays – en solidarité avec le peuple syrien, ne souhaitent pas se soumettre au dictat des agresseurs de  la Syrie, déployant des efforts herculéens pour la sauver. Hommage est à rendre aux soldats loyalistes syriens, une armée résolument engagée dans la bataille contre le terrorisme avec le visage de rebelles à la solde de l’Occident.

Un rôle particulier dans l’arrêt de la machine de guerre fou est joué par la Russie, qui est une force politique et militaire qui peut s’opposer à la force destructrice de l’Ouest qui joue les  hypocrites. En tout cas, c’est la mission historique de ce pays ami, protecteurs des faibles.

La décision de Paris de reconnaître la Coalition de l’opposition syrienne comme « seule représentante du peuple syrien » et de demander la levée de l’embargo sur les livraisons d’armes à l’opposition est « très discutable », estime M. Medvedev en visite à Paris pour une visite de travail de deux jours. « Je rappelle que, selon les principes du droit international approuvés par l’ONU en 1970, aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers », a-t-il souligné.


Texte inspiré d’articles de presse
Mohamed Kaba, Analyste géo-stratège

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