mardi , 7 avril 2020
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Le vote de la diaspora – Waymark, les questions qui pourront jeter l’opposition dans la rue

Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès ont  déclaré ce lundi avoir accepté de siéger à la CENI pour défendre leur titre « d’opposition responsable » mais ont prévenu qu’ils ne se laisseront jamais faire si le pouvoir s’entêtait à aller aux élections avec l’opérateur sud-africain Waymark.

Les deux alliances affirment qu’en siégeant à la CENI, avant le verdict de la Cour suprême, elles veillent au grain pour ne éviter que les erreurs du passé ne se reproduisent. Elles déclarent que leur attention est  focalisée en particulier sur le président de l’institution, Bakary Fofana, afin qu’il ne se retrouve avec d’importants pouvoirs entre ses mains. « Il ne faut pas répéter les erreurs du passé en installant un président omnipotent. Nous espérons qu’il ait un rôle de coordonnateur. Juste pour œuvrer au bon fonctionnement de la CENI, mais que les décisions essentielles soient prises par les commissaires’’, précise le porte-parole Aboubacar Sylla.

Radier Waymark

Selon Sylla, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante, fut-elle partielle, ne met pas fin au conflit qui oppose le Collectif et l’ADP au pouvoir. La question de l’opérateur de révision du fichier électoral et le vote de la diaspora restent leurs principales préoccupations.

« Nous tenons absolument à ce que la nouvelle CENI n’entre pas en fonction, plombée par les réalités de l’ancienne. Waymark a été choisi par le président et non par la CENI de Lounsény Camara. Nous n’accepterons pas cet opérateur et sa filiale guinéenne Sabary fassent la révision du fichier électoral, car il a été choisi dans des conditions douteuses’’, a affirmé Aboubacar Sylla.

Dans ce même ordre d’idée le 3è Vice-président de l’UFDG, Fodé Oussou Fofana, a invité le pouvoir à lancer un appel d’offre international pour le recrutement d’un nouvel opérateur. Faute de quoi, la rue aura son mot à dire.

« Si l’affaire de Waymark n’est pas réglée nous prendrons la rue. Et Quand nous prendrons la rue, tant que les conditions d’une élection crédible, apaisée ne seront pas réunies, nous ne la quitterions pas’’, a conclu Fofana.


Inclure ‘’les diaspos’’

Les deux alliances comptent arracher le vote de la diaspora guinéenne. « Le nouveau chronogramme doit les intégrer’’, fulmine Aboubacar Sylla.  »Leur vote est une condition non négociable’’, renchérit-il.

Elie Ougna et Sidiki Mara
+224 62 85 68 59
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