mardi , 10 décembre 2019

L’opération de démonétisation pour la maîtrise de la masse monétaire se poursuit en Guinée

L’opération de démonétisation qui consiste à retirer toutes les anciennes coupures de dix mille francs guinéenne, soit 1,42 dollars, se poursuit ardemment, afin d’éviter l’usage des faux billets, a déclaré mardi un responsable de la Banque centrale de la République de Guinéen (BCRG).

Selon le premier vice-gouverneur de la BCRG Abdoulaye Yéro Baldé, cette démarche de son institution vise à reprendre un montant total de deux milliards quatre cent trente mille francs guinéennes de billets actuellement dans le circuit monétaire du pays.

Cette décision de la banque centrale guinéenne permettra d’avoir des données chiffrées et une vision réelle sur la monnaie locale du pays et de lutter ainsi contre les bandes organisées de fabrique de faux billet ou de recyclages des billets perforés et rejetés hors circuit.

Plus de 60% des anciennes coupures de dix milles se retrouvent dans la capitale Conakry, contre moins de 40% dans les villes de l’intérieur du pays. Ceci s’explique par le fait que Conakry est la capitale économique, administrative et le pole d’attraction pour toutes les villes du pays profond.

A cause du volume de la masse monétaire dans le circuit économique du pays et corrélativement la fabrication des faux billets par des réseaux occultes, l’inflation monétaire avait atteint un niveau inquiétant, dépassant le cap de 23,50% en 2010 avec une prévision du fonds monétaire internationale (FMI) à hauteur de 40% début 2011, si rien n’avait pas été fait à propos.

A cela, il faut certes ajouter la pratique de « planche à billet  » qui était monnaie courante, permettait au pouvoir en place de fabriquer des billets de banques, sans aucun respect des normes économiques et financières.

Toute chose qui avait provoqué une croissance exponentielle de la dette extérieure du pays, passant de deux mille milliards à six mille milliards de francs guinéens, soit l’équivalent de deux cent à huit cent millions de dollars américains, que le pays a contractés au fil des années passées.

Et pour faire face aux exigences des créanciers et les charges internes dont le poids des salaires et les diverses subventions, la Guinée ne payait qu’environ 140 à 150 millions de dollars pour faire face au fardeau de la dette extérieure.

XINHUA

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