vendredi , 19 octobre 2018

Guinée : Les partenaires internationaux s’impliquent dans le processus de réconciliation

Le PNUD a lancé mardi 6 novembre en partenariat avec l’OIF et le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme un séminaire de partage d’expériences  sous le thème « l’implication  des organisations de la société civile dans un processus de réconciliation ».

La rencontre va prendre fin le 9 novembre et vise la préservation de la paix  et de l’unité nationale en Guinée. Elle tire sa justification dans le fait que pendant plusieurs années la Guinée  a connu une crise de gouvernance ayant  engendré des violations  des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Et que le rétablissement de la confiance entre  les institutions et les populations reste l’option la meilleure pour la reconstruction de la Guinée et la préservation des générations futures à des douloureux évènements du passé.

 

Le co-président du comité de réconciliation, Monseigneur Vincent Coulibaly a formulé des bénédictions à l’endroit des autorités, avant de dire que le thème choisi cette fois-ci, permettra aux acteurs de la société civile de s’impliquer davantage dans le processus de renforcement du tissu social guinéen, qui est selon lui, dégradé.

« En créant la commission provisoire de réflexion, le 24 juin 2011 par décret, le président de la République, a conféré à cette commission de  réfléchir sur les conditions de mise en œuvre et la réalisation d’une réconciliation nationale. Il a en outre rendu indépendante cette commission dans l’accomplissement de ses activités », a déclaré Mgr Coulibaly.

Le religieux a par ailleurs déclaré que la commission a pour mission de  rencontrer les sages, les personnes ressources des différentes communautés, les couches sociales guinéennes et de suggérer au gouvernement, des propositions concrètes pour une réconciliation nationale durable.  « Profitons de l’expérience des autres en sachant tout de même quelles sont nos attributions et nos limites », a-t-il suggéré.

Le Représentant de la Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme en Guinée, Louis Marie Bouaka, a précisé que le succès d’une réconciliation nationale repose sur la volonté politique, l’engagement de tous les acteurs politiques et de la population à assumer le passé et à prévenir la répétition des évènements difficiles qui ont endeuillé la marche de la Guinée vers la liberté. « Il n’y a pas d’avenir sans pardon. Analyser une histoire douloureuse est le meilleur moyen d’empêcher qu’elle se reproduise. »

Pour sa part, le représentant d’OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), Abdoul Rahamane Diallo dira qu’à l’instar d’autres pays qui ont connu des moments de crise ou conflits dans leur histoire, la réconciliation nationale est d’une importance capitale pour la Guinée. Afin de panser les plaies, consolider la cohésion sociale et accroître les chances de la construction d’un avenir commun, paisible et prospère. « Il appartient aux Guinéens de trouver les meilleurs chemins pour mener à bon port le processus de réconciliation nationale afin de faire face aux  défis du renforcement de la cohésion et du développement durable auxquelles la Guinée fait face actuellement », a-t-il affirmé.

Sidiki  Mara
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