mardi , 14 juillet 2020

Timide reprise des classes sur fond de cherté des prix en Guinée

Les écoles de la capitale guinéenne étaient quasiment vides mercredi dernier, alors que la rentrée scolaire a été officiellement annoncée pour le 3 octobre, a-t-on constaté sur place.

Tout comme la veille, des élèves arborant des tenues scolaires sont rarement visibles dans la circulation, à la recherche de moyens de transport en commun. Scène habituelle d’une journée « normale » d’école.

De fausses rumeurs du report de cette rentrée scolaire avaient même circulé la veille dans la ville. Et ces informations « erronées » faisaient état du 8 octobre, comme nouvelle date choisie pour la reprises des classes au niveau du primaire et du secondaire.

Certains parents d’élèves avaient commencé à jubiler, arguant que ce report supposé d’une semaine qui s’est avéré finalement « faux », devait leur permettre de mettre la dernière main aux préparatifs de la rentrée de leurs enfants. Les moyens pour l’achat des fournitures scolaires et les frais scolaires n’étaient pas encore réunis.

Les frais de scolarité sont jugés exorbitants dans les écoles privées de la capitale guinéenne par des parents d’élèves qui ne cessent d’ameuter l’opinion autour du sujet, à travers des interventions sur les antennes de certaines radios locales.

Avec la cherté de la vie actuelle, il ne serait pas exclu que certains parents optent d’ailleurs pour le retrait pur et simple de leurs enfants des écoles privées, par « manque de moyens », renchérit un autre cadre de l’éducation, sous le couvert de l’anonymat.

Xinhua

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