jeudi , 21 mars 2019

La Syrie menace d’utiliser des armes chimiques : la mise en garde d’Obama

Depuis plusieurs jours, les Etats-Unis, la France et Israël tiraient la sonnette d’alarme concernant la détention par les autorités syriennes d’armes chimiques et leur éventuel transfert.

Ce lundi, le gouvernement de Bachar al-Assad a reconnu pour la première fois en posséder. Il a menacé de les utiliser en cas d’«agression» étrangère, mais, assure-t-il, en aucun cas contre sa population. Une phrase qui a suscité une levée de boucliers en Occident. Dans la soirée, le président américain Barack Obama a prévenu le régime qu’il commettrait une «erreur tragique» et devrait rendre des comptes s’il mettait à exécution cette menace.

«Etant donné le stock d’armes chimiques du régime (syrien), nous ferons en sorte qu’Assad et son entourage sachent que le monde les regarde, et qu’ils devront rendre des comptes devant la communauté internationale et les Etats-Unis si jamais ils faisaient l’erreur tragique de les utiliser», a affirmé Obama à Reno (Nevada). «Nous oeuvrons en faveur d’une transition pour que les Syriens puissent bénéficier d’un avenir meilleur, libre du régime Assad», a encore dit le président lors d’un discours face à l’organisation d’anciens combattants VFW.

Dans la journée, Washington a prévenu Damas de ne «pas penser une seule seconde à faire usage d’armes chimiques». Berlin a qualifié cette menace de «monstrueuse» et Londres l’a jugée «inacceptable». Pour le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, un recours aux armes chimiques par la Syrie serait «répréhensible». De son côté, Israël durcit le ton : ces derniers jours, des responsables ont affirmé qu’il ferait tout pour empêcher un transfert d’armes chimiques, de missiles et de systèmes de défense anti-aérienne du régime syrien au Hezbollah libanais.

A l’issue d’une semaine de violents combats, l’armée régulière semble avoir repris lundi le contrôle de la plus grande partie de Damas. L’Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils armés, serait désormais cantonnée à une stratégie de harcèlement. Le régime de Bachar al-Assad entend désormais reprendre le contrôle des postes-frontières. Dimanche, les rebelles en contrôlaient un avec l’Irak et trois avec la Turquie. A Alep, dans le nord du pays, les combats se poursuivaient.

L’Union européenne est prête à évacuer ses ressortissants de Syrie, via Chypre, si cela s’avère nécessaire, mais la priorité est pour l’instant d’apporter une assistance humanitaire aux populations qui fuient les combats.

Le Parisien

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