vendredi , 15 novembre 2019

Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme accorde 120 millions de dollars à la Guinée

Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme a annoncé mercredi, l’octroie d’un montant de 120 millions de dollars en faveurs de la Guinée, pour les cinq prochaines années, afin de venir en appuis aux efforts de lutte contre ces maladies devenues presque épidémiques dans le pays.

C’est dans ce cadre qu’une forte délégation de cette institution est en séjour de travail en Guinée, pour rencontrer toutes autorités au plus nouveau et discuter des paramètres liés à la mise à disposition du fonds et de son utilisation dans les stratégies de lutte contre le VIH /Sida, la tuberculose et la paludisme, à travers le territoire national.

Conduite par la directrice régionale Afrique du programme de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme Mme Tina Daser, la délégation a été reçue en audience mercredi par le président guinéen Alpha Condé, entouré des cadres techniques et spécialisés dans le domaine de la santé, pour échanger sur les nouvelles opportunités offertes à la Guinée.

Selon Mme Tina, cette enveloppe financière de 120 millions de dollars US débloquée en faveur de la Guinée, pourrait être augmenté à hauteur de deux cent millions de dollars dans les années à venir, en fonction de la nécessité des interventions et de l’engament du pays dans la stratégie de lutte contre ces maladies.

Le gouvernement guinéen et les partenaires techniques sanitaires se doivent de développer un plan d’action pour l’utilisation du financement sur une période de cinq ans, tout en prenant en compte la vision du gouvernement sur la politique nationale de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

Selon des statiques récentes, le taux de séroprévalence nationale du VIH/Sida serait de 1,5%, avec une large proportion de la couche féminine (1,9 % chez les femmes et 0,9 % chez les hommes).

Quant au paludisme, des données chiffrées montrent que le paludisme est la première cause de mobilité qui représente 33,8% , et 31% des causes de consultation dans les structures sanitaires et 14,2% des causes de décès.

On estime à 75 cas pour 100.000 habitants, l’incidence annuelle des nouveaux cas de tuberculose pulmonaire dans la ville de Conakry et à 50 cas pour 100.000 habitants en zone rurale.

Pour reverser cette tendance négative sur la santé publique en Guinée, le gouvernement avec l’appui des institutions internationales et des partenaires met l’accent sur la prévention des maladies et la prises en charges des cas de maladies, afin d’éviter des risques de propagation desdites maladies.

Xinhua

 

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