mardi , 16 juillet 2019
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Une affaire de 1999 carats entre Bouna Kéita, Sékouba Konaté et Roda Fawaz devant le juge

Le tribunal de Première Instance de Kaloum était ce mardi 26 juin sur un dossier quelque peu particulier entre le candidat au premier tour de la présidentielle de 2010, Elhadj Bouna Kéita, l’ancien président de la transition guinéenne, Général Sékouba Konaté et l’homme d’affaire libanais Roda Fawaz. Une affaire de diamant qui a fini par donner naissance aux accusations de diffamation.

Ce matin le rôle affiché à l’entrée de la salle d’audience du TPI de Kaloum indiquait que Bouna Kéita est poursuivi pour diffamation. Plaignants : Général Sékouba Konaté et Roda Fawaz.

Mais aussitôt entamée, l’audience a été renvoyée au mardi 3 juillet. Le juge, visiblement embarrassé par les déballages de Bouna Kéita, citant pour témoins des hauts gradés de l’armée guinéenne aujourd’hui en fonction et dont certains occupent des postes ministériels dans le gouvernement Saïd Fofana ou la présidence de la République. De quoi s’agit-il ? Comment Kéita a-t-il été trimbalé en justice ?

La seule version disponible pour l’instant dans cette affaire est celle livrée par l’accusé, Bouna Kéita, à la barre aujourd’hui.

A 9h20mn, après avoir décliné son identité et balayé d’un revers de main les accusations de diffamation, Bouna Kéita a indiqué avoir plutôt été victime d’un abus de pouvoir orchestré par Konaté. Il soutient que l’affaire s’est déroulée en 2010, alors qu’il dirige Batax Bouna International Mining Corporation, une société née sur les cendres de  l’ex Aredor qui exploitait la mine de diamant de Banankoro dans Kérouané.

Selon lui, sa misère a commencé quand ses travailleurs ont trouvé 1999  carats d’une valeur estimée à plus de 2 millions USD.  Il indique avoir remis les pierres précieuses à Konaté pour sauver sa peau, face aux multiples intimidations qu’il subissait. Bouna Kéita, à la barre, a cité pour témoins, le général Mamadou Korka Diallo, aujourd’hui ministre de l’Elevage, le Général Boundouka Condé, Chef d’état major général de l’Armée de terre, le Commandant Naby Camara alias ‘’B-52’’, devant lesquels il dit avoir remis les diamants à l’ancien homme fort de Conakry. Poursuivant, il soutient mordicus que ces diamants ont par la suite été remis à l’homme d’affaires Roda Fawaz pour des besoins de transaction.  Il s’est dit surpris face aux accusations formulées par les deux plaignants.

Face à ces déballages, le juge a reporté les débats à huitaine, sans trop de précisions.

Nous y reviendrons.

Elie Ougna
Kaloum Presse

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