jeudi , 23 mai 2019

Le CNT va s’impliquer dans le débat sur la CENI

Le Conseil national de transition CNT, organe législatif transitoire de la Guinée, a décidé jeudi de s’impliquer activement dans le débat public sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et sur la tenue des élections législatives.

Dans le souci de décrisper l’atmosphère politique et sociale tendue entre les différents acteurs impliqués dans le processus électoral, les commissaires nationaux du CNT ont décidé de réexaminer et de discuter de l’ancienne proposition de loi relative à la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante « technique », « apolitique » et « consensuelle », pouvant mener toutes les activités liées à l’organisation des élections, avec un appui technique et financier des partenaires au développement.

« Le CNT doit reprendre le débat sur la CENI et sur la crise politique que traverse actuellement notre pays, afin de trouver un équilibre qui puisse amener les parties prenantes à s’entendre pour aller de l’avant », a dit la présidente du CNT, Mme Rabiatou Séra Diallo, lors des travaux de la plénière.

Les membres de cette institution législatives de la transition ont noté la nécessité de prendre contact avec les institutions républicaines, les acteurs politiques, la société civile, les associations régionales, et les groupements de femmes, dans l’optique d’une formulation des propositions concrètes pouvant conduire à l’organisation des élections législatives transparentes, crédibles dans un climat de paix.

Pour la présidente du CNT, la question sur la restructuration ou non de la CENI est une question qui divise la classe politique guinéenne, qui peinent à trouver un consensus malgré les résultats d’une récent dialogue politique inclusif qui s’est tenu en février à Conakry.

« Notre devoir est donc de faire une auto saisine, comme le recommande la loi, pour discuter et amender une loi organique sur la CENI et la déposer au gouvernement pour adoption » a précisé Mme Diallo, avant d’ajouter que son institution ne doit pas « continuer à être qualifiée de complice dans l’aggravation de la crise politique guinéenne et dans le blocage du processus électoral en Guinée ».

De façon unanime, les commissaires nationaux estiment que le problème de la CENI et des élections législatives risquent de devenir un facteur d’instabilité et une menace pour l’unité nationale du pays. C’est pourquoi, ont-ils souligné dans le débat, qu’il est de la responsabilité de cette institution de trouver un consensus de sortie de crise.

La proposition de loi organique sur la composition et le fonctionnement d’une CENI « apolitique » et « neutre » a été donc renvoyer pour des travaux de réflexion dans les neuf commissions de travail du CNT.

Afriquinfos

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