lundi , 21 octobre 2019

Prise de contact entre une mission de la Francophonie et la classe politique guinéenne sur les listes électorales

Une équipe d’experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a convié les acteurs de la classe politique guinéenne ce jeudi à une prise de contact en vue de d’examiner les modalités de vérification de la « fiabilité » du matériel de révision des listes électorales proposé par l’opérateur sud-africain Waymark infotech, selon une sources officielles.

Ces experts au nombre de 5 personnes sont arrivés dans la nuit du mardi dans la capitale guinéenne sur invitation du gouvernement guinéen, avec pour mission de trancher dans la polémique qui entoure la fiabilité du fichier électoral.

Avec l’avènement d’un nouvel acteur chargé de la gestion des données techniques de la CENI. Il s’agit d’un opérateur sud-africain dénommé Waymark infotech que l’opposition aurait « rejeté d’emblée. »

La mission aura à examiner le fichier électoral, histoire d’apprécier l’audit effectué par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) mais aussi s’accorder sur la « fiabilité » ou non de l’opérateur Waymark, selon nos sources.

Après avoir qualifié la venue de cette mission de « manœuvre dilatoire », l’opposition a fini par se résoudre à prendre part aux travaux des experts de la Francophonie.

Toutefois, l’ADP et le collectif continuerait de clamer la recomposition de la CENI.

Jeudi, Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Aboubacar Sylla, président de l’Union des forces du changement (UFC) auraient tous répondu présents à l’invitation de la mission de la Francophonie dans un hôtel de la capitale.

L’ADP et le collectif a profité de cette occasion pour exiger « l’arrêt immédiat et effectif des recensements des électeurs sur toute l’étendue du territoire national. »

Il faut souligner que la mouvance présidentielle a salué la démarche du gouvernement consistant à faire venir des experts « indépendants » de l’OIF pour départager les acteurs politiques guinéens. C’est du moins la déclaration qu’a faite Alhoussein Makanera Kaké, son porte-parole sur les antennes d’une radio locale jeudi.

Xinhua

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