samedi , 4 avril 2020

Polémiques autour de la présidence de la CENI : Ce que le secrétaire général du RPG-arc-en-ciel en pense

Au cours d’une conférence de presse organisée par le bureau politique national du RPG-arc-en-ciel, le secrétaire  général dudit parti Saloum Cissé, a évoqué sa position par rapport à la revendication de l’opposition, celle concernant précisément le départ de Louncény Camara de la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI).

Si la CENI est une institution indépendante et le seul organe habilité selon la loi à organiser les élections en Guinée, il faut dire qu’elle est aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés, notamment des contestations liées à sa composition actuelles.

Après la manifestation  des femmes de l’opposition réclamant la parité en son sein, certains blocs de l’opposition, notamment le Collectif des partis pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour le Développement et le progrès(ADP), exigent à leur  tour le remplacement de son président, Louncény Camara, avant la prochaine échéance des élections législatives.

Du côté de la mouvance présidentielle, ce n’est  évidemment  pas le même son de cloche. Selon Dr Saloum Cissé, secrétaire général du RPG-arc-en-ciel, « cette CENI a une histoire. C’est un processus qui a débuté par les élections présidentielle et la fin du processus, c’est lorsqu’il y aura des élections communautaires. Quand le processus commence, l’organe de la session à mi-parcours ne peut être changé. C’est la loi qui le garantit ». Selon lui, c’est le RPG qui a été le premier à monter au créneau pour demander le changement de la CENI.  Mais des voix, non des moindres et qui sont aujourd’hui dans l’opposition, ont dit non et qu’il fallait aller avec cette CENI. Au cours de cette intervention, Saloum Cissé a donc fait clairement savoir que Louncény Camara n’est qu’un élément de la CENI, il n’est pas  la CENI. «  Nous avons trouvé  la CENI en place. C’est la loi qui l’a investie et nous respectons cette loi.  Si elle doit être modifiée, c’est lorsqu’on va mettre en place un parlement. Lequel sera libre de modifier le contenu comme  il veut. Pour le moment, nous respectons la loi. Nous voulons l’incarner et radicalement », a-t-il insisté.

Le Standard

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