lundi , 6 juillet 2020

Le pouvoir dans la tourmente

Le président Alpha Condé n’est pas au bout de ses peines, le pouvoir qu’il croyait être la finalité de sa lutte, la caserne du repos, la raison de sa vie, est en passe de devenir un fardeau.

Déjà! Tant les obligations qui y sont liées sont de plus en plus éreintantes. Le pouvoir ne suffit pas, il faut, un patrimoine, l’objet d’une dynastie, le soutien populaire, pour atteindre tous ses objectifs. Or, à ce  niveau, l’attente risque d’être longue.

Les Guinéens dans leur majorité, même ceux qui ont soutenu le président Alpha Condé dans sa campagne politique, lors de la dernière présidentielle,  ont été  désabusés. La vérité étant que la méfiance est au centre de toutes les actions, au point  que dans le contexte qui  prévaut, le président de la République est convaincu du fait que les populations guinéennes ne sont plus prêtes à se laisser aller vers un pouvoir qui ne rêve que d’absolutisme. Un certain empire rêve, dont le cadre se dessine  au fil du temps, aura des difficultés à se réaliser dans un pays  qui a déjà, souffert  du  retard  d’au moins un demi-siècle. Le pouvoir vit dans la tourmente du rêve avorté, dans cette douleur viscérale qui torture tous les chefs, quand leur pouvoir, à leurs yeux, ne devient plus qu’une charge impossible. Il voulait le pouvoir,  rien que le pouvoir, il l’a obtenu et  enfin, découvre  au fil des jours ses limites dans la gestion de ce don embarrassant, tombé entre les mains comme un cadeau empoisonné. La tourmente est au chevet du lit, troublant sommeil et méditations, coupant parfois le souffle aux rêveries les plus osées, quand la réalité se trouve être que le pouvoir qui ne se partage pas  s’effrite au fil des ans. Alpha n’est  pas l’humeur à se réjouir de son pouvoir, parce que les premiers pas ont été durs, ceux qui devaient  le conduire à se tourner vers de nouveaux visages, de nouvelles têtes, mas héla ! Ce gouvernement hybride fait de toutes pièces,  comme pour se moquer des populations, reste  une autre raison de tourmente vécue au quotidien. Il  se sont  tous retrouvés là, pour la fête de retrouvailles destinée, moins à engager le changement pour lequel les guinéens et les Guinéennes ont voté, qu’à restaurer une Guinée qui ne reviendra plus jamais. Parce que le peuple n’en veut plus. Cette  Guinée dont le retour devient e hantise n’est plus d’actualité.

Monsieur le président, nous voulons d’une toute autre Guinée, celle que vous nous avez fait rêvée, différente de toutes celles que nous avons connues et dont les souvenir révoltent la conscience collective. Alpha revient de très loin, pour cerner les besoin fondamentaux   des guinéens qui n’ont quoi faire d’un retour aux sources troubles d’un passé mal vécu. Guinea’s back n’est pas un  slogan, c’est un retour à la case départ. Une crise identitaire. Oubliez ça monsieur le président !

Le Défi

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