mercredi , 24 avril 2019
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Nouveau mot d’ordre de ville morte lancé par l’opposition radicale, un nouvel échec lamentable

L’opposition radicale guinéenne, essentiellement constituée du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition  et l’Alliance pour la démocratie  et le Progrès(ADP), a animé une énième  conférence de presse l’avant dernière semaine à Conakry. 

Animation au cours de laquelle son porte-parole attitré a annoncé l’observation d’une nouvelle  journée ville morte pour le jeudi 17 mai dernier. De fait de ville-morte, ce fut  comme les fois dernières une ville particulièrement grouillante. Autant dire que cette opposition ne mobilise vraiment plus de monde sauf quelques  inconditionnels mus par des considérations n’ayant très souvent rien à avoir avec la démocratie.

On se perdait en terminologie, voire même en conjectures, pour qualifier cet autre échec cuisant, voire même assez lamentable de l’aile dure de l’opposition  guinéenne. Alliant  visiblement  amateurisme politique et folie de grandeur, voici une aile qui n’est certainement pas près d’admettre ses nombreuses  défaillances dont une vision suffisamment étriquée de la réalité politique.  Pour en venir au fait, tout au  moins celui qui devait focaliser l’actualité  politique le jeudi 17 mai dernier, il faut dire que le Collectif des partis politiques pour la finalisation  de la transition et l’ADP prédisaient aux Guinéens, voire à la communauté internationale, une autre illustration de sa force de frappe ou de dissuasion du pouvoir en place à travers du pouvoir en place à travers l’observation d’une journée ville morte dans la capitale.

Bien évidemment qu’il s’est encore agi, comme lors de tentatives précédentes, d’une farce de mauvais goût, une plaisanterie, voire même carrément une insulte  grave faite  aux nombreux  ménages de la capitale qui peinent à joindre  quotidiennement  les deux bouts parce que leur pays revient tout simplement de très loin. Leur demander de rester à la maison  pour une histoire à dormir debout ou une histoire  de politiciens avides de pouvoir, c’est bien de cela qu’il s’agissait en fin  de compte. Naturellement  que le mot ordre n’avait aucune chance d’être entendu. Aussi, les Conakryka ont-ils de nouveau librement vaqué à leurs occupations ce jeudi 17 mai 2012. Quoique dame nature ait voulu leur jouer au petit  matin un petit tour, ils sont pour la majorité écrasante sortis  pour tenter de régler comme  d’habitude leurs problèmes. Ce fut simplement une autre journée des plus grouillantes à Conakry.

Si tout au moins il y a avait la moindre dose de sincérité et de réalisme chez les fameux instigateurs de cette démarche totalement anachronique, ils auraient tiré depuis longtemps d’ailleurs la principale leçon qui s’impose : la mobilisation  auprès  de la majorité  des Guinéens ne passe tout simplement pas. C’est aussi simple que cela.  Mais, comme il convient avant tout de produire suffisamment de bruit dans l’infini espoir d’être entendus, messieurs les leaders du Collectifs et de l’ADP  se remettront tant bien que mal de ce nouveau coup de bluff, pardon, de ce désenchantement.  Fort heureusement que l’opposition guinéenne est loi de se  limiter à une aile particulièrement vindicative, éprouvant très peu de respect pour l’ordre établi.  Autrement dit, lors de la fameuse marche du jeudi 10 mai 2012n certains de leurs militants et sympathisants n’auraient pas tenu des propos désobligeants, voir totalement irrévérencieux à l’égard d’un chef de l’Etat légitiment et démocratiquement élu.  Après tout, il s’agit d’une question de culture  politique.  Ce qui ne semble décidément pas être le fort de certains hauts cadres de l’Etat suffisamment  dépités  au point d’avoir de se refaire une hypothétique virginité politique. Il y a seulement que les guinéens n’ont absolument pas la mémoire courte.


Le Standard

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