dimanche , 18 novembre 2018

Audit du fichier électoral par des experts de la Francophonie : l’opposition n’en veut pas !

La Francophonie d’Abdou Diouf  n’a pas la côte dans le camp de l’opposition à Conakry. C’est l’amer constat.  Vous connaissez la dernière ? Lisez plutôt.

La CENI reste le facteur  de discorde entre le pouvoir et l’opposition  pour aller aux législatives devant (en principe) mettre un terme à la transition déclenchée au lendemain du décès du président Lansana Conté le 22 décembre 2008. Par sa composition et ses actes, cette institution pourtant arrachée de forcing sous le régime Conté ne fait plus l’unanimité. D’où le climat  de suspicion, et la guerre des manifestations teintées de d&déclarations  de nature à fragiliser  le tissus social déjà fébrile  que connait   le pays, depuis  l’avènement d’Alpha Condé à la magistrature suprême.  C’est à cet effet que celui –ci a cru bon  de faire  marquer un  arrêt sur les préparatifs  de ces élections  opérés par les tires décriés Louncény Camara président de la CENI.

Avant de s’envoler pour un long périple en Asie, le président Condé, a ordonné à la dite institution de proroger l’arrêt de la révision de la liste électorale. Dans le communiqué  rendu public par son ministre conseiller Kiridi Bangoura (qui est d’office son porte-parole), il a indiqué qu’une  commission constituée des experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) viendra auditer le fichier électoral. Si cette annonce a créée un engouement du côté du  pouvoir  et ses sympathisants, tel n’est  pas le cas  dans chez l’opposition. Celle-ci émet  un doute sur la fiabilité  d’un tel audit réalisé par  des missionnaires  de la Francophonie. L’UFDG, le principal parti d’opposition l’a fait savoir  la semaine dernière par le biais  de son vice-président  Fodé Oussou Fofana.  L’adjoint de Cellou Dalein Diallo considéré cela comme une fuite en avant  de la part du pouvoir.  La position exprimée par l’UFDG trouve son écho auprès du collectif  et l’ADP. Dans l’ensemble, ces deux blocs doutent  fort  sur la sincérité  de la francophonie. Ils mettent en cause la neutralité. Même si la cause de ce doute  n’est pas mise en exergue par l’opposant, une analyse des faits passés lors de la période électorale  de 2010 et avant, pourrait  élucider l’origine de cette suspicion.

L’OIF est dirigée par l’ancien président   sénégalais  Abdou Diouf, ami de longue date du président Alpha Condé. Tous deux sont membres de l’international socialiste.  En mai 1991, lorsque Alpha Condé a eu des ennuis avec le régime guinéen d’alors pour avoir organisé un meeting  non autorisé au stade de Coléah, c’est Abdou Diouf à l’époque  président du Sénégal, qui l’a tiré  du pétrin  en dépêchant à Conakry son ministre d’Etat un certain Abdoulaye Wade qui a pu  négocier avec  les autorités guinéennes sa sortie du pays après plusieurs semaines de refuge à l’ambassade du Sénégal à Conakry.  En 2010, avant à l’entre deux-tour de la présidentielle, Abdou Diouf aurait  convaincu  Lansana Kouyaté  de rejoindre l’Alliance Arc-en-ciel  d’Alpha Condé, et aurait  essayé en vain  de persuader Sidya Touré  de rejoindre le vieil opposant. Il est  aussi  celui  qui a proposé  au général Sékouba Konaté, président  de la transition  de nommer à la tête  de la CENI, le général malin  Toumany Sangaré.

Du côté de l’Alliance Cellou Dalein Diallo président, même si on n’accuse  par vertement le Général Sangaré  d’a  voir favoriser son adversaire, par contre , on lui reproche  de n’avoir rien fait  pour restaurer la vérité des urnes. Tous ces faits mis dans la balance, il serait risqué pour l’opposition  d’avaliser les résultats  d’un audit  du fichier électoral  réalisé par les experts  dépêchés par la francophonie d’Abdou Diouf.  Ce qui revient  à dire que ce n’est  pas cet appel  à cette  institution  de la communauté  de pays utilisant  la langue  française  qui va rétablir  la confiance  entre le pouvoir et l’opposition. Déjà cette dernière a boudé l’opération de séduction de la CENI qui dit avoir démontré la fiabilité du fichier électoral réalisé par Waymark les 17 et 18 mai au palais du peuple.

Le Populaire

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