vendredi , 24 mai 2019

Les propos va-t-en-guerre de Bantama Sow

Le Démocrate // Le plus jeune des ministres du gouvernement Mohamed Saïd Fofana, le ministre de l’Emploi jeune, Bantama Sow fait trop parler de lui (sur le plan politique) ces derniers temps. 

A cause de ses déclarations parfois  peu courtoises à l’égard des leaders de l’opposition. Qu’il n’hésite pas de les qualifier de loubards. Entre le pouvoir et l’opposition, ça n’a jamais été le parfait amour. Les deux camps  se sont  toujours regardés en chiens de faïence. Ne faisant nullement confiance, il n’y a jamais eu un dialogue sincère entre les deux camps. Le semblant de dialogue politique qui s’est déroulé pendant près d’un mois du 27 décembre au 22  janvier 2012 au palais  du peuple, qui n’avait suscité aucun espoir, s’est achevé par un échec. Le contenu du rapport issu de ce  dialogue n’a jamais été validé par la présidence de la République et n’a servi à rien. Sauf à l’avantage diviser les groupes  politiques. Alors qu’il était  censé dégager  un consensus  général devant  aboutir à la tenue des élections législatives.

Trois mois après ce fameux dialogue, la situation politique du pays est toujours dans l’impasse. C’est le statut quo. Faisant entrevoir des lendemains sombres. L’opposition qui accuse le pouvoir  de vouloir  organiser  des élections truquées multiplie  les manifestations. Pour amener les nouvelles autorités à entendre raison. Par contre le pouvoir, fait la sourdre oreille. Et ne va pas de mains mortes pour fustiger  le comportement de l’opposition.  Au lendemain de la manifestation de l’opposition, il a organisé un meeting pout tiré à boulets rouges sur les ténors de cette opposition. C’était, le 13 mai dernier, au palais du peuple. Où le secrétaire général du RPG-Arc-en-ciel, Saloum Cissé et d’autres ministres  se sont relayés sur le perron pour pourfendre les marches que ne  cesse d’organiser l’opposition. Les avanies du ministre de l’emploi ont été celles qui ont surtout attiré l’attention des observateurs. Bantama Sow n’est allé du dos de la cuillère pour s’attaquer aux leaders de l’opposition. «  Il ya des partis loubards dirigés par des leaders loubards. Ils pillent, ils cassent, ils brûlent et ils brisent, les forces de sécurité n’en sont pour rien », scande le jeune ministre. Et de marteler : «  Désormais jeunes de l’arc-en-ciel, si un jeune loubard s’attaque à nous, nous allons le poursuivre jusque chez lui. Ils doivent savoir que la récréation  est terminée. E secrétaire général l’a dit, c’est dent pour dent, œil pour œil ».

Ces propos de Bantama Sow sont une illustration de la profondeur de la crise qui existe entre le pouvoir et l’opposition. Cette situation qui s’enlise risque d’affecter lourdement la transition qui n’a que trop duré.

Le Démocrate

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