vendredi , 16 novembre 2018

Manifestations de l’opposition : Les conséquences économiques que court le pays

Eco-Vision // Les Guinéens souffrent, c’est connu de tout le monde. Mais ils souffrent davantage avec les manifestations récurrentes de l’opposition  paralysant la ville.

 

C’est le cas de la manifestation du 10 mai qui a empêché beaucoup de citoyens à se rendre à leurs lieux de travail. Conséquences, ceux qui ne disposent pas d’assez de moyens, ne trouvent pas leur compte dans ces manifestations qui, au-delà de l’impact négatif sur les activités économiques qu’elles feront, auront d’autres effets négatifs à savoir cette inquiétude des investisseurs désireux d’opérer en Guinée.  Nous avons vu et constaté sur le terrain qu’en dépit de l’appel lancé pour une manifestation pacifique, elle s’est soldée par des casses de boutiques, des biens privés et des blessés. Heureusement, cette fois-ci, au moment où nous allions, on n’a enregistré aucune perte en vies humaines. C’est salutaire à ce niveau.  Mais, personne n’appréciera la pérennité de ces manifestations qui contribuent davantage à rendre difficile le quotidien des Guinéens. Parce que l’opposition et le pouvoir, sont tous conscients que la majorité des citoyens vivent au jour le jour et qu’une journée perdue à la maison, c’est une goutte de misère qui vient s’ajouter à la souffrance du peuple.

Il est de l’intérêt du pouvoir, et de l’opposition de privilégier le dialogue, le tour de table qui, à notre avis, est la seule voie possible pour sortir le pays de l’ornière. Il ne sert à rien pour l’un ou l’autre de se bomber le torse. La force ne résoudra pas les problèmes de notre pays. Il faut dialoguer, discuter afin de trouver des compromis permettant aux différentes parties de se retrouver et de mettre en avant l’avenir du pays.

Nous avons tous assisté impuissants à des événements douloureux qui n’ont nullement redoré l’image de notre pays. Nous devons tous savoir après l’élection qualifiée de démocratique du Président Alpha Condé de se réjouir car, la Guinée venait de franchir une étape importante de son histoire.  Le gouvernement devait dès son installation s’occuper  des réformes  socioéconomiques qui auraient permis à décrisper l’atmosphère politique. Mais aujourd’hui, en dépit des promesses de l’actuel président, la situation socioéconomique ne s’est pas améliorée.

L’impression qui se dégage après près deux ans de mandat du Président Condé, l’on dirait que l’on s’est beaucoup préoccupé des questions politiques que du quotidien du guinéen qui ressent aujourd’hui au fond de lui un malaise, un mal-être. Tous les secteurs de l’économie sont paralysés. Les services sociaux de base n’ont pas connu d’amélioration. Pratiquement, rien ne va plus.

Alors que quand nous prenons l’exemple sur le Niger et la Côte d’Ivoire, il y a moins de manifestations, moins de cris de cœur. Pourquoi en Guinée, la frustration est si grande et que la rue demeure toujours le recours privilégié de l’opposition. Il faut que les autorités actuelles acceptent d’ouvrir un dialogue sincère et franc au lieu de chaque fois se tirailler avec l’opposition sur des questions inutiles. Elles doivent travailler parce qu’elles auront un bilan à défendre après cinq ans. De l’autre côté, l’opposition n’a pas intérêt à mettre le bâton dans les roues du pouvoir. Si rien n’est fait, l’héritage ne sera pas facile. Aux uns et aux autres de privilégier l’intérêt du pays au détriment de leurs intérêts. Cela va de soi !

Source  : Eco-vision

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