lundi , 21 octobre 2019

CENI : Un incendie qui suscite des interrogations

La République // Le vendredi 4 mai, un incendie s’est déclaré au siège d la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), précisément dans le bureau de la vice-présidente de l’Institution, Hadja Mame Aminata Camara. Un incendie qui, comme il fallait s’y attendre, a suscité des interrogations au moment où l’institution et ses membres sont sur la sellette.

La CENI, décidément, n’en finit plus de faire parler d’elle, malheureusement, dans le mauvais sens.  Selon des sources, l’incendie du vendredi dernier aurait été provoqué par un court-circuit. Mais il intervient à un moment où l’opportunité ou non de la restructuration de la CENI continue de dominer le débat politique national.

L’opposition et une partie de la société civile ne cessent de demander la démission de l’homme qui préside actuellement aux destinées de cette CENI : Louncény Camara.  Le jeudi 3 mai, des femmes de ladite opposition (ADP, Collectif) se sont donné rendez-vous à l’esplanade du palais du peuple pour réclamer le départ de Louncény.  Quelques heures plus tard, c’est un incendie qui se déclare au siège de l’Institution sis à Camayenne, dans la Commune de Dixinn. Un incendie qui, à coup sûr, ne manquera pas de susciter des interrogations chez bon nombre d’observateurs. En 2010, entre les deux tours de la présidentielle, la  CENI avait posé des actes qui ont fini par la discréditer aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Un magasin de stockage de l’institution avait curieusement  pris feu au camp Almamy Samory Touré. Ce qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les états-majors de deux partis finalistes du scrutin présidentiel. Le général Sékouba Konaté s’est vu dans l‘obligation de nommer le Malien Siaka Sangaré pour présider la CENI et permettre aux Guinéens d’aller aux urnes pour le second tour de la présidentielle.

Depuis quelques temps , force est de constater que la CENI, dans sa composition actuelle, est loin de faire unanimité au sein de la classe politique guinéenne. L’opposition réclame à cor et à cris sa recomposition  et le départ de son très controversé président  Lounceny Camara. Quant à la mouvance présidentielle, elle semble s’accommoder de cette situation, pour des raisons que l’on peut deviner aisément. Et pour ne rien arranger dans le bureau de la vice-présidente de l’institution, Hadja Mame Aminata Camara,l’incendie s’est déclaré, suscitant tout naturellement de nombreuses interrogations et renforçant du coup le mur de méfiance qui s’est érigé entre le pouvoir et l’opposition.

La République

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