dimanche , 26 janvier 2020

Le bilan démocratique de Sidya Touré et compagnie

L’opposition guinéenne tire sur Alpha Condé avec tout ce qui lui tombe sous la main. Faisant fi du bilan catastrophique qu’ils ont lui ont laissé à titre d’héritage. Ils lui reprochent pêle-mêle tout et n’importe quoi.

Il est inutile de s’attarder sur le ridicule qui caractérise leurs attaques sur le bilan économique de la première année de gestion d’Alpha Condé. Les satisfecit et l’accompagnement des institutions financières internationales constituent le meilleur démenti à la mauvaise foi qui caractérise les interventions de notre opposition radicale.

En revanche la fébrilité de notre administration illustrée par les interdictions des premières manifestations de l’opposition avait l’occasion à ces pleurnicheurs de tenter de diaboliser notre gouvernement et de le présenter à la communauté internationale comme une dictature. Une fois encore, un petit regard vers le passé nous apprend à quel point ces opposants sont culottés.

Qu’est ce que Sydia Touré, Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté ont fait lors qu’ils étaient aux affaires et que les pires violations des droits de l’Homme étaient perpétrées en Guinée ? Trouvez-nous la moindre petite dénonciation, la plus insignifiante phrase, la plus discrète intervention d’un de ces Premiers ministres d’alors pour faire cesser les atteintes aux libertés qu’ils réclament aujourd’hui mais qu’ils acceptaient ou même favorisaient quand ils étaient aux affaires.

Par exemple, Sidya Touré, Premier ministre du 9 juillet 1996 au 8 mars 1999. Le hasard nous a permis de tomber sur un rapport d’Amnesty International de 1997 concernant la Guinée. Rien que ce document et en gardant à l’esprit cette ONG ne rapporte que les informations qu’elle considère comme avérées après vérification. Prenez-en connaissance et allez demander à monsieur Sidya Touré ce qu’il a fait à l’époque, pour empêcher, corriger ou simplement réparer toutes ces violations.

Amnesty International. Annual report 1997 Guinea


« …Cinq membres de partis d’opposition ont été arrêtés pendant l’année sans inculpation, ni jugement. Vingt-huit sympathisants de partis d’oppositions ont été jugés relativement à une grève qui s’est déroulée en 1995. Ils ont affirmé avoir été torturés lors de leur détention…


Thierno Sadou Diallo et Siaka Kouyaté, journaliste à l’hebdomadaire ‘’Le Citoyen’’ ont été arrêtés en juin pour avoir publié un article concernant le vol de diamant pendant la mutinerie contre le président Conté. Ils ont été détenus à la Maison d’arrêt de Conakry jusqu’à leur jugement, en juillet, pour offense au Chef de l’Etat. Ils ont été condamnés à une amende et le journal suspendu pour trois mois.


Foday Fofana, un journaliste Sierra-léonais travaillant pour Reuters et la BBC a été arrêté en décembre pour avoir tendu son micro au président Conté. Il a été jugé pour harcèlement deux semaines plus tard et condamné à deux semaines d’emprisonnement.


Ismaël Bangoura et Louis Espérant Célestin, journalistes du journal ‘’L’Œil’’ ont été arrêtés en décembre après un article sur le gouvernement. Louis Célestin a été relâché après deux jours mais Ismaël Bangoura été toujours en détention à la fin de l’année.


En octobre, Banjou Oulen Oularé, Secrétaire général de la section RPG d Faranah a été arrêté. Il a été emprisonné sur ordre du Secrétaire général à la Présidence parce qu’un commissaire de police aurait « rêvé » que Banjou Oulen prenait la place du Chef de l’Etat.


Quatre autres membres du RPG, Saloum Cissé, Madame Kéita (née Bintoubè Camara), Lounceni Condé et Mamady Diaby ont été arrêtés en novembre et décembre. Les quatre étaient toujours détenus sans aucune inculpation à la fin de l’année.


Amadou II Diallo et quelques partisans du RPG arrêtés l’année précédente sont toujours en prison. Amadou II Diallo arrêté en 1992 et inculpé de tentative d’assassinat sur la personne du Chef de l’Etat (voir Rapport Amnesty 1996), n’ont toujours pas été jugés à la fin de l’année. Vingt-huit partisans du RPG arrêtés en septembre 1995 à N’Zérékoré, lors de « la ville morte » ont été jugés en octobre. Seuls deux ont été condamnés à la prison…Plusieurs ont été relâchés sans avoir été jugés. Tous ont déclaré avoir été battus lors de leur arrestation. Certains ont reçu au moins 64 coups de bâtons et d’autres ont été soumis à des décharges électriques. Durant les quatre premiers mois de leur détention, ils ont été enchainés et liés par groupes de huit.


Certaines informations font état de la mort en détention de Fallo Kouyaté en novembre 1996. Il avait été arrêté en novembre 1995 et accusé d’avoir aidé à s’échapper quelqu’un qui souhaitait arranger un mariage arrangé. Il est mort suite à des coups et de la torture en détention…. » (Fin de l’extrait).

Voici ce qui se passait en Guinée quand Sidya Touré en était le Premier ministre. Ne parlons même pas de 1998. Voila le bilan « droit de l’Homme » de celui qui veut faire croire aux ONG occidentales, en mal de dictateur à combattre, que Alpha Condé en est un ».

Apparemment nous ne vivons pas dans le même pays. Il nous semble pourtant que la Guinée est bien ce pays, où un Officier Secrétaire d’Etat au grand banditisme et proche du Président, est inculpé par la justice pour le massacre du 28 septembre 2009.

Ce pays où aujourd’hui des journalistes et des auditeurs se permettent d’insulter les ministres, le Premiers ministre et le Chef de l’Etat à longueur d’émissions interactives ou dans des articles de journaux sans être inquiétés par qui que ce soit.

Ce pays où des opposants appellent ouvertement à faire partir le Président de la République par la rue. Ce pays où une coordination régionale pond librement et sans conséquence une lettre ouverte truffée d’appels à la haine ethnique et de mensonges à l’encontre du Chef de l’Etat qui sont passibles chacun de sanctions pénales.
Bilan démocratique ? Pas un seul journaliste traduit en justice. Pas une seule radio fermée. Pas une seule traduction en justice pour outrage ou offense au Chef de l’Etat. Pas une seule action en diffamation ou appel à la violence.

Au contraire, on relâche des militaires à la suite de l’instruction sur l’attentat contre le président pour défaut de preuves. Les gardes du corps de Kouyaté sont relâchés après avoir été interpellés par la Gendarmerie. Des dizaines de casseurs sont graciés par le Chef de l’Etat.

Dites nous, messieurs Touré, Diallo et Kouyaté, cela aurait été possible lorsque vous étiez Premiers ministres ?

Source : journal Le Standard

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