vendredi , 13 décembre 2019

Bourses d’études : le mal de l’Enseignement supérieur

Le paiement des bourses des étudiants a suscité un véritable malaise au sein des universités publiques guinéennes ces derniers temps. De Kankan à Sonfonia, en passant par l’Institut supérieur de l’éducation de Guinée (ISSEG), les étudiants ont protesté, parfois violemment pour réclamer leurs bourses d’études.

 

 

Depuis le début de l’année, l’Etat ne leur avait pas donné les pécules. Trois mois sont impayés. Ce qui a paralysé des cours dans ces institutions d’enseignement supérieur du pays.

Les étudiants ont exigé le paiement des arriérées de leurs bourses d’études pour leur permettre d’acheter les brochures et de se déplacer, ne serait-ce que pour une semaine. Ces protestations ont gagné du terrain alors que l’Etat, à travers les ministères du Budget et de l’Enseignement Supérieur, avait annoncé, la disponibilité de 17 milliards de francs guinéens pour le paiement de ces arriérés de bourses. Mais la somme est-elle suffisante pour tout le monde ? Si oui, alors pourquoi n’a-t-on voulu  payer que deux mois ?

Il se murmure que les responsables des universités touchent à une partie de cette somme disponible à travers les étudiants  fictifs. Au début de l’année, l’Etat a engagé un audit pour identifier les vrais étudiants des fictifs. Mais, la publication de cet audit n’a pas été faite. Récemment, l’association des responsables des universités avait demandé au Chef de l’Etat de payer les bourses des étudiants orientés dans les universités d’enseignement privé. Le Président Alpha Condé n’a pris aucun engagement.  L’Etat cédera-t-il à la pression des étudiants ?

Eco-Vision (Hebdomadaire guinéen)

 

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