jeudi , 17 octobre 2019

Football guinée : la transparence, un impératif !

Chaque remède, semble-t-il, est destiné à soulage un mal, une difficulté ou une souffrance. La transparence, quant à elle, permet d’éviter ou de guérir simultanément plusieurs maux, tensions et incertitudes qu’engendre le doute ou la présomption.

Les dernières sorties du Syli National de Guinée ont été à la fois ascendante et admirables. Mais au moment où notre équipe nationale retrouve, peu à peu, ses marques d’antan sur l’échiquier du football continental, les attaques, contre-attaques, propos contradictoires et soupçons de malversations autour de ceux qui sont censés préserver ce progrès, fusent de partout.

Présentement, ces accusations ont tendance à remplacer les ballons sur nos pelouses et, particulièrement, dans nos esprits. Chaque camp essaye, sans relâche, de lancer ses tirs dans le camp adverse, avec la tête, la poitrine, les mains ou les pieds.

Accusation ne signifie, certes, pas culpabilité mais, selon le proverbe, il n’y a pas de fumée sans feu.

En Guinée, comme dans certains pays africains, la corruption est, hélas, une affection très courante. Et ceux qui passent entre les mailles du filet, à vrai dire, sont plus nombreux que ceux qui se font capturer ou surprendre.

En attendant de savoir qui triche avec qui, espérons que la transparence qui permet de trancher entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le vainqueur et perdant, ne s’éclipse pas, une fois encore,  dans cette énième situation déplorable autour de la gestion de notre football.

Puisque le perdant, ce n’est seulement celui qui, ignoblement, détourne notre contribuable, décourage nos athlètes, affaiblit nos équipes. Le perdant, c’est le  public sportif, l’athlète, le pays entier.

Pour empêcher ou éradiquer ce fléau, pour épauler l’envol du Syli et ses jeunes talentueux qui lorgnent l’avenir avec confiance, nous ne demandons à nos dirigeants sportifs qu’une seule chose : la transparence.

Éliminer la transparence dans la gestion de nos équipes nationales, c’est vouloir retourner en arrière, au temps des fonds insuffisants, des défaites successives, ou des déculottées humiliantes. C’est pourquoi l’ancien capitaine du Syli national et actuel ministre des Sports, Titi Camara, doit non seulement être transparent dans sa gestion, mais, singulièrement, dans ses propos, souvent contradictoires et peu convaincants.

Un ministre qui dit une chose et son contraire, n’est jamais hors de doute. Ne dit-on pas qu’il est facile, le patriotisme aidant, de ‘’bien gérer’’ un ministère ? Surement, mais, pas avec des déclarations contradictoires et/ou chiffres discordants.

Le Foot Mag

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*