mercredi , 13 novembre 2019

Un après l’arrestation de Laurent Gbagbo, les partis politiques ivoiriens s’expriment

Le 11 avril 2011, il y a un an, les forces pro-Ouattara, appuyées par les troupes françaises et celles de l’Onuci (*) ont arrêté Laurent Gbagbo. Ce qui a mis fin à une crise postélectorale de 4 mois et 2 semaines d’une guerre violente dans le pays, dont 10 jours de bombardements intensifs dans Abidjan. Cette crise a fait officiellement plus de 3 000 morts. La journée d’hier a été marquée par des cérémonies séparées entre les partisans du pouvoir actuel et l’opposition.

Souvenir douloureux ou pas, tout commence par la musique, aussi bien au siège du Front populaire ivoirienne (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, à Cocody, qu’au stade de Kumasi où se sont retrouvés la direction du Rassemblement des républicains, le parti présidentiel et leurs alliés du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

L’orateur du jour, le secrétaire général à l’intérim du RDR, Amadou Soumahoro se souvient : « Il y a un an, notre chère patrie, la Côte d’Ivoire, renaîssait à la vie; nous célébrons la victoire de la vérité ».

Le RDR a décidé de commémorer désormais le 11 avril comme une « journée du souvenir pour la consolidation de la démocratie et la réconciliation ». Une réconciliation qui se cherche encore.

Le FPI et ses alliés pro-Gbagbo ont décidé d’organiser leur propre cérémonie. Sébastien Dano Djédjé, chargé des élections et de la réconciliation, a un autre souvenir de la journée de l’arrestation de l’ancien président : « Le 11 avril 2011 a été le jour le plus long, le plus angoissant, le plus pénible, le plus douloureux, le plus triste, mais paradoxalement, aussi pour nous, le jour de la délivrance et du soulagement, car le président Gbagbo est sorti vivant ! »

C’est le président par intérim du FPI qui résume le mieux la difficulté des adversaires politiques d’hier de se réconcilier, un an après l’arrestation de Laurent Gbagbo, détenu aujourd‘hui à la Cour pénale internationale. Sylvain Miaka Ouretto dit que pour son camp, « le 11 avril 2011 symbolise la tentative de tuer la démocratie en Côte d’Ivoire, alors que pour les autres, c’est-à-dire ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, c’est le triomphe de la démocratie.  »

RFI

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