mercredi , 20 novembre 2019

Gestion patrimoniale opaque de l’Etat : La nouvelle gouvernance clouée au pilori

Au lendemain de son investiture, le nouvel élu, le professeur Alpha Condé, faisait  rêver  ses compatriotes par des discours messianique et des promesses mirobolantes. Dans une approche simpliste, il avait promis, par exemple, de combler  le demi-siècle  de notre retard en un quinquennat. Un an après, maints Guinéens clament le slogan » changeons le changement ».

C’est dire à quel point l’éléphant annoncé est venu avec un pied cassé. Si pour certains, ce nouveau désespoir s’explique  par l’inexpérience, d’autres accusent carrément la mal gouvernance politique et économique érigée en modèle.   Que d’incertitudes planent aujourd’hui  sur l’issue d’une transition inachevée, hibernée par une absence de dialogue sincère donc, de consensus  entre les principaux  acteurs de l’échiquier politique, conséquence la volonté du pouvoir d’opérer un passage en force dans les prochaines législatives.

Une démarche que l’opposition qualifie de volonté politique d’organiser un hold-up électoral. Ce contexte politique troubla        nt sert malheureusement de terreau à une gouvernance économique qui risque de faire le lit à la précarité et à une forme de corruption asymétrique  créée  et entretenue par l’appareil du système la gouvernance  économique et politique se nourrit  dès  lors d’une conception  Patrimoniale du Pouvoir. Le parti au pouvoir  deviendrait ainsi  un véritable fonds  de commerce pour hisser au sommet  de la hiérarchie  sociale. In  véritable tremplin  pour  les passe-droits, les prévarications pour les tenants du pouvoir. Mais, plus graves, celui qui à passé 24 ans à brancarder sur le système Conté vient de porter son fils Mohamed sur le Piédestal du Prince Souverain.

Aujourd’hui, c’est un secret  de polichinelle que le fils de son Père est non  seulement impliqué dans le monde des affaires avec l’Etat mais, pire, il entretient  des relations  incestueuses avec des investisseurs réels ou potentiels  intéressés par l’espace économique Guinéen.  Dernière prouesse en date, des accords passées avec  des sociétés comme ‘’ A.O.S’’, une société brésilienne qui serait déjà installée confortablement a  u cœur  de la Cité Ministérielle de Donka, en face de l’Ambassade du Japon  et sa base logistique  à Manéah. Rien de  plus normal si les accords passées étaient au-dessus de tout soupçon  et s’étaient  plutôt  passés en toute  transparence et dans l’intérêt  exclusif  du peuple de Guinéen. Voilà donc, un cas figure qui vient battre en brèche  les promesses  électorales du Professeur  Alpha Condé  qui s’était engagé à n’impliquer aucun membre de sa famille  ou proche  dans les affaires  de l’Etat  surtout  lorsqu’il existe question d’argent. Fait notable. L’A.O.S aurait pris en charge tout le voyage de la délégation guinéenne au Brésil, un voyage pourtant lorsqu’il  qualifié  de voyage officiel ou l’Etat donc est sensé  donc prendre en charge les missionnaires. Comme on le voit donc, celui s’est voulu dans le discours et les promesses  électorales le Mandela  Guinéen se contredit  dans la pratique  quotidienne  de sa gouvernance. Comme en économie, les faits sont également  têtus en politique. Si l’o, veut bien gouverner, si l’on veut  gouverner  selon l’esprit des lois on doit reposer son action  politique sur le culte de la transparence et non sur le culte de la personnalité.  

L’Observateur

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