jeudi , 14 novembre 2019

Le Collectif et l’ADP dénoncent ‘’l’arrogance’’ de Lounsény Camara, mâchent leur mots sur les accusations contre le PNUD

Les Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès ont, mercredi 4 avril, tiré une nouvelle fois à boulet rouge sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et son président Lounsény Camara.

Durant la Conférence de presse qu’ils ont conjointement animée à la Maison de la presse à Coleyah, les deux groupes de partis d’opposition ont fustigé l’attitude de la CENI à poursuivre les opérations électorales. Alors même que le courant ne passe plus entre eux et le pouvoir. Leur porte-parole, Aboubacar Sylla, s’est particulièrement montré virulent à l’endroit du parton de l’institution chargée de tenir les élections, qualifiant son acte ‘’d’arrogant’’.

En outre, M. Sylla, a fustigé ‘’le mépris’’ de Lounseny Camara. Selon lui, ce dernier ne ménage aucun effort pour préserver le minium d’acquis obtenu pendant le dialogue politique inclusif tenu récemment à Conakry. En guise d’exemple, il cite un courrier du président de la CENI demandant aux partis de l’ADP du Collectif de désigner leurs représentants devant surveiller les opérations électorales alors que son institution ne bénéficie d’aucune confiance. ‘’Nous demandons la transparence des élections législatives et pour cela, il faut un consensus autour de la restructuration de la CENI et la révision du fichier électoral’’.

 

Aussi, l’ancien ministre de la communication pointe du doigt, ce qu’il appelle ‘’les contrevérités de Lounsény Camara’’. Il cite pour exemple la publication par la CENI de la liste de ses démembrements. D’après lui, 717 personnes supposées appartenir à l’ADP ne sont pas membres de cette alliance. ‘’Nous pouvons accuser le président de la CENI de faire du faux et usage de faux. Il y a des problèmes extrêmement graves’’, conclut-il.

 

Pour ce qui est des accusations qu’ils ont formulées à l’encontre du représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement en Guinée de privilégier la mouvance dans le débat politique, la réponse de M. Sylla est moins claire. « Nous avions dit que nous n’étions pas d’accord que le PNUD qui suit le processus électoral depuis 2005 accepte d’accompagner la CENI dans sa fuite en avant’’. Il pense que cette attitude peut entrainer des crises post-électorales aux conséquences regrettables.

 

Là encore, Aboubacar Sylla voit la main de la CENI ‘’incompétente à gérer les élections’’ derrière une manipulation de nature à opposer l’opposition à la Communauté internationale.

 

Pourtant, il y a une semaine, les deux alliances étaient montées au créneau pour fustiger « l’implication personnelle » du Représentant Résidant du PNUD, également Coordonnateur du système des Nations Unies en Guinée dans le processus électoral, aux côtés de la CENI. « L’ADP et le Collectif attirent l’attention de l’opinion nationale et de la Communauté internationale sur l’implication personnelle du Représentant Résidant du PNUD et coordinateur du système des Nations Unies, Monsieur Anthony Kwaku Ohemineng-Boamah, dans la mise en œuvre de la procédure exclusive imaginée et exécutée par la seule CENI, au mépris des lois et des bonnes pratiques démocratiques. En adoptant une telle attitude, le Représentant du PNUD dans notre pays contribue à ternir l’image de l’institution internationale qui est supposée observer une parfaite neutralité dans son action. Cette attitude du Représentant du PNUD en Guinée contraste avec l’idéal de paix et de prospérité véhiculé par les Nations Unies et qui fondent sa crédibilité », avaient-elles dit dans une déclaration conjointe.

 

Fatoumata Kéita

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