mardi , 22 octobre 2019

Alpha Condé, profession Médiateur

Le président de la Guinée, le Pr Alpha Condé, a été désigné lundi 2 avril à Dakar, comme médiateur dans la crise bissau-guinéenne, suite au rejet des résultats du premier tour du scrutin présidentiel par l’ex président Kumba Yala (22%), contre 48% pour Carlos Gomes Junior.

Au lendemain de la désignation de leur président intervenue au cours d’un mini sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest consacré en grande partie au Mali, les Guinéens dans leur majorité affichent un sentiment de satisfaction et d’optimisme. Ils estiment cependant qu’il s’agit là d’un test qui déterminera le poids de leur pays sur le continent.

« C’est une bonne nouvelle qui vient confirmer la présence de la Guinée sur la scène internationale », affirme Moussa Soumah, fonctionnaire de l’administration publique. « Nous lui souhaitons plein succès dans cette mission à travers laquelle la communauté internationale va juger la capacité de la Guinée et de son président à résoudre les crises politiques sur le continent », ajoute-t-il.

M. Dopavogui, la cinquantaine révolue, fonctionnaire dans institution internationale juge l’occasion opportune pour le numéro 1 guinéen d’imposer sa marque sur le continent. « Sa présence dans les rencontres panafricaines témoigne de sa volonté d’être incontournable. A présent, il a l’opportunité de prouver ses compétences et de rentrer dans le groupe des doyens des chefs d’Etats africains », pense-t-il.

La Guinée partage 386 km de frontières terrestres avec sa voisine du nord, la Guinée-Bissau. Et son président est conscient des conséquences qu’e son pays pourrait tirer d’une crise politique aigue.

« Tout ce qui touche la Guinée Bissau, nous touche de très-près. Nous allons faire en sorte que les différents hommes politiques arrivent à se mettre d’accord pour que la Guinée Bissau continue dans sa voie du processus de démocratisation et éviter un autre coup d’État militaire », a déclaré Alpha Condé à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne.

« Nous sommes tous inquiets de ce qui se passe actuellement dans ce pays. On est tous convaincus que si les élections présidentielles n’ont pas lieu, on risque d’avoir un coup d’État militaire », a-t-il dit, ajoutant avoir accepté cette désignation de ses pairs de la CEDEAO afin de jouer un rôle majeur.

Fatoumata Kéita
contact@kaloumpresse.com

 

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