vendredi , 24 mai 2019

La manifestation tuée dans l’œuf, mais l’opposition ne désarme pas

Un imposant dispositif des forces de sécurités déployé depuis 5h du matin aux alentours du stade de Bonfi dans la commune de Matam a empêcher la manifestation programmée par le Collectif et l’Alliance pour la Démocratie et le Développement.

Les militants qui ont tenté de gagner l’enceinte du Stade tôt ce matin en ont été empêchés par les forces de sécurité. Les leaders Aboubacar Sylla, Lansana Kouyaté et bien d’autres qui ont également essayé de pénétrer dans l’infrastructure sportive n’ont également pu. Le meeting géant qui était prévu s’est finalement transformé en une rencontre d’information, brève, entre les responsables des partis et le peu de militants courageux qui rodaient par là. Un autre meeting bref s’est également tenu au siège de l’UFDG à l’endroit d’autres militants, nous dit-on.

Joint au téléphone par la rédaction de Kaloumpresse.com, Aboubacar Sylla, un des porte-paroles des deux blocs politiques et président de l’UFC  a déploré que la démocratie prenne du recule en Guinée. Il estime que la manifestation devait avoir lieu d’autant que la mairie de Matam était informée 72 heures avant l’évènement. Il trouve aussi cette réaction du pouvoir incompréhensible puisque le meeting allait se dérouler dans un stade clos pour éviter tout débordement.

« On a utilisé des gaz lacrymogène pour disperser la foule », a déclaré Sylla. « Nous avons pris de nouvelles mesures pour organiser d’autres manifestation », a l’ancien ministre de la communication.

Mamady Fofana

contact@kaloumpresse.com

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