lundi , 21 octobre 2019

Présidentielle au Sénégal : participation massive au premier tour

Quelques retards au démarrage dans certains bureaux de vote, un sentiment de calme prédominant malgré les inquiétudes liées à l’incertitude du résultat, une forte participation à la mi-journée et les images du président Wade qui vote à Dakar. Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures (Dakar). Dernières informations en provenance du Sénégal, où se tient le premier tour de l’élection présidentielle dimanche 26 février 2012

Avec nos correspondants et nos envoyés spéciaux

Informations données à l’heure de Dakar.

20 heures. Un incident mineur a été enregistré à Diourbel dans la journée. La commission électorale a confirmé qu’un accrochage a eu lieu entre des partisans d’Idrissa Seck et de Macky Sall, faisant au moins un blessé.

19 heures 30. Dans le département de Pikine, gros réservoir de voix, dans le bureau de vote numéro 1 de l’école n°9 de Pikine nord, la participation n’a pas dépassé les 50%. C’est manifestement assez représentatif de Pikine nord. Mais les opérations de dépouillement se sont bien déroulées. Le civisme des Sénégalais est au rendez-vous : des présidents de bureaux très compétents, de scrutateurs scrupuleux et des délégués de candidats présents et soucieux de la bonne marche des opérations. Tout au long de la journée, il y a eu un vrai décalage entre l’agitation de la campagne, la virulence des discours et cette journée de vote sans grand problème à Dakar et sa banlieue. Seule absence : la confiance mutuelle entre les camps. Mais pas d’incident notable.

19 heures 30. Dans le quartier populaire de Grand Dakar, le dépouillement est en phase d’achèvement. Cela prend du temps : une fois les buletins décomptés, il faut comptabiliser les enveloppes, et parvenir au même nombre de chaque côté. Un peu plus tôt, dans une école où se trouve notre envoyée spéciale, personne n’a bougé à l’appel de la prière. Tout le monde reste très concentré, d’autant que la luminosité baisse dans ces salles de classe où les fenêtres sont toutes petites.

18 heures. Fin officielle du vote. Les opérations de dépouillement vont bientôt commencer. Les Sénégalais se sont fortement mobilisés ce dimanche, pour l’élection présidentielle la plus tourmentée de leur histoire, après les violences meurtrières qui ont marqué la contestation de la candidature du chef de l’Etat sortant.

18 heures. Dans le département de Pikine, banlieue populaire de Dakar, qui représente 500 000 électeurs et constitue traditionnellement un bassin de contestation, il y a eu dès ce matin une forte affluence dans les bureaux de vote. Mais la mobilisation s’est quelque peu estompée au fil de l’après-midi. Il est impossible pour l’instant de donner le moindre chiffre de participation. En revanche, il est clair que le vote s’est déroulé dans de bonnes conditions. En prévision d’éventuels troubles, provoqués par les mots d’ordre de l’opposition (qui avait appelé cette semaine ses militants à exclure les bulletins du candidat Wade), la coalition du président a déployé dans certaines écoles des groupes de surveillance. Des militants pro-Wade ont ainsi patrouillé aux abords des lieux de vote, provoquant par endroits l’émoi et la colère des opposants. Il y a donc eu une vigilance de tous cotés, certains électeurs disant redouter des fraudes. A l’école 9 de Pi17 heures.

De manière générale, cette journée de vote a été très apaisée, que ce soit à Dakar ou à l’intérieur du pays. D’après la Commission électorale nationale autonome (Céna), 88,13% des bureaux de vote ont démarré à l’heure. Même constat dressé par le Réseau des observateurs citoyens (Resocit), qui estime à la mi-journée à 35% le taux de participation. Pas d’incidents majeurs ni de violences dans le pays à déplorer. A noter tout de même quelques dysfonctionnements très localisés en Casamance, dans le sud du pays. Dans le département de Bignona, le vote a connu de gros retards. Le matériel électoral n’avait pas pu être acheminé partout à temps, en raison de l’insécurité. Joint par téléphone, le président de la Commission électoral départementale autonome assure que les bureaux de vote concernés ont été délocalisés et que les électeurs ont pu être informés à temps.kine nord, les derniers electeurs s’apprêtent à quitter les bureaux de vote.

15 heures. A l’école 7 de Pikine nord, au début d’après-midi, la police évacue les gros bras des différents partis, ainsi que les jeunes de l’opposition. L’opération se déroule très calmement.

14 heures 30. Le chanteur et opposant Youssou Ndour prévient, à la sortie de son bureau de vote dans le quartier Mermoz à Dakar, que les Sénégalais « n’accepteront pas un coup de force électoral ». « Abdoulaye Wade, en tant qu’organisateur de ces élections, doit absolument veiller à ce qu’elles soient crédibles, qu’elles ne fassent aucune contestation de la part de l’opposition parce que nous n’accepterons pas qu’un coup de force électoral puisse se passer ici au Sénégal », considère M. Ndour. « Ce qui compte, ce qui est important pour les Sénégalais, c’est le changement, le vrai changement », ajoute l’artiste sénégalais, dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, et qui avait été blessé mardi lors d’une manifestation à Dakar.

12 heures 30. Abdoulaye Wade vote à Dakar sous les huées de plusieurs centaines de personnes et les acclamations de partisans. Accompagné de son fils Karim et de sa fille Sindiély, ainsi que du ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom, le chef de l’Etat vote dans un bureau du quartier du Point E, où il possède une résidence privée. Il ne s’est pas attardé après avoir rempli son devoir de citoyen sénégalais, partant sans faire de déclaration publique.

 

12 heures. A la mi-journée, le scrutin se déroule dans le calme, a indiqué à RFI Mazid Ndiaye, le coordonnateur de RESOCIT, qui est une salle de suivi de l’élection mise en place par la société civile sénégalaise. RESOCIT a 1 550 observateurs répartis sur le territoire. Pour l’instant, ces derniers ne signalent aucun incident. Il y a apparemment une forte affluence, même à l’intérieur du pays. Les seuls problèmes notés pour le moment sont liés à des retards dans le début du scrutin. Des retards ont été observés dans quasiment 10% des bureaux de vote dans lesquels les observateurs de la société civile étaient présents, soit 116 bureaux de vote sur 1131.

9 heures. A l’école Khar Yalla, dans le quartier populaire de Grand-Yoff à Dakar, on compte 21 bureaux de vote et environ 600 électeurs inscrits par bureau. Ambiance très calme pour l’instant. Beaucoup d’électeurs sont en train de patienter en attendant la mise en place du matériel. Les opérations ont pris un peu de retard. Le personnel des bureaux de vote balaient les classes, montent les isoloirs, rangent les bulletins de vote, les listes et les urnes, le tout sous la supervision de la Commission nationale électorale autonome, la Céna. A noter : la présence de policiers chargés d’assurer la sécurité. La moyenne est de 1,5 policier par bureau de vote sur l’ensemble du pays. A Khar Yalla, ils donnent actuellement un petit coup de main pour l’organisation des opérations de vote.

9 heures. A l’école élémentaire d’Alieu Codou Ndoye (huit bureaux de vote) dans le quartier populaire de la Médina à Dakar, on s’est préparé doucement à ouvrir, alors qu’entre 30 et 50 personnes sont déjà sur place et attendent dans le calme et en rang. Certains présidents de bureaux ont visiblement eu une panne de réveil. Tant qu’ils ne sont pas là, on ne peut ni démarrer, ni même installer le matériel dans les salles de classe. A noter : l’absence totale des forces de l’ordre pour le moment dans ce bureau de vote.

8 heures. Ouverture des bureaux de vote au Sénégal. Dans certains lieux de Dakar, plusieurs centaines de personnes ont fait la queue bien avant l’ouverture du scrutin. Notamment dans une école du quartier populaire de Derklé, où l’AFP a rencontré des votants. Mais également dans le quartier de Fann Hock, où notre correspondante s’est rendue.

8 heures. Plus de 5 millions d’électeurs, 11 000 bureaux de vote, 14 candidats en lice. Voici les chiffres clés de cette présidentielle 2012 qui se tient aujourd’hui au Sénégal. La carte électorale du Sénégal a bien changé depuis 1993 : le poids de Dakar et de sa banlieue dans l’élection s’est fortement renforcé. La région de Dakar, qui représentait près de 19% du total des électeurs en 1993, en représente aujourd’hui plus de 30%. Pikine, la grande ville de banlieue de la capitale, pèse à elle seule 493 000 voix. Alors que sur les 45 départements du pays, 14 comptent moins d’1% de l’électorat national chacun. Autre signe de cette concentration de l’électorat : selon les chiffres du ministère chargé des élections, les trois plus importants bassins d’électeurs du pays (régions de Dakar, Thiès et Diourbel) totalisent à elles seules plus de la moitié des suffrages sénégalais.

La diaspora a voté à Paris

18 heures, heure de Paris (17 heures, heure de Dakar). Fermeture des bureaux de vote dans la capitale française. Plusieurs milliers de représentants de la diaspora sénégalaise en métropole ont afflué toute la journée vers 51 bureaux de vote installés dans un hangar de la Plaine-Saint-Denis, au nord de Paris.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*