lundi , 17 juin 2019

Dialogue : l’opposition « radicale » rejette la formule proposée par les facilitateurs

L’opposition guinéenne dite radicale composée du Collectif des partis pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), a rejeté lundi le cadre de dialogue proposé par la Commission de facilitation, fustigeant la présence de certaines entités politiques proches du pouvoir et qui se réclament du Centre.

Les leaders des partis membres de ces deux blocs évitent pour l’instant d’évoquer la suspension de leur participation au processus du dialogue. Ils en tireront les conséquences le moment venu, disent-ils. Mais ils demandent « un dialogue inclusif bipartite » alors que, selon eux, le cas de figure actuel offre « un dialogue inclusif tripartite voire quadripartite ».

Au cours d’une conférence de presse tenue au siège du parti Union des Forces du Changement, le Collectif et l’ADP ont demandé au Comité de facilitation du dialogue d’écarter Le Club des Républicains, Alliance qui compte Jean Marie Doré, Ibrahima Kassory Fofana et Mamady Diawara. En lieu et place, ils proposent la dislocation de ce groupe des Centristes et l’intégration de ses membres dans les rangs soit de l’opposition, soit du pouvoir.

« L’opposition démocratique et progressiste est claire. Elle est demandeur d’un cadre propice, structuré et francs entre deux parties qui ont des vues différentes par rapport à un certain nombre de points », déclare Mamadou Mouctar Diallo, président des NFD, parti membre du Collectif. Selon lui, le Comité de facilitation du dialogue propose un dialogue entre quatre parties. «  Nous avons dans le cadre du dialogue, la mouvance, l’opposition, le Centre et le camp des facilitateurs. Quatre équipes pour jouer un match dont trois se retrouvent dans un même camp. Parmi les facilitateurs il y a des représentants du pouvoir ».

Aboubacar Sylla, Porte-parole de l’ADP persiste et signe. Leur interlocuteur dans le cadre du dialogue est le gouvernement. Il refuse que certains partis qui n’ont jamais rien refusé  et qui ont tout accepté du gouvernement siègent dans ce dialogue en leur nom propre.  Du moins officiellement. « Nous ne sommes pas prêts à aller à un simulacre de dialogue. Nous nous connaissons tous dans ce pays. Ces partis qui se réclament centristes sont de la mouvance présidentielle. Nous ne voulons pas cautionner des décisions qui seront prises et qui vont affecter les élections législatives.»

Mamadi Fofana
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