lundi , 27 mai 2019

Présidentielle au Sénégal : Abdoulaye Wade investi candidat

 

Au Sénégal, un jeune homme est mort, jeudi 22 décembre 2011, à Dakar près de la mairie de Sacré-Cœur-Mermoz lors d’un accrochage entre des hommes de main, des « nervis » comme on les appelle au Sénégal et le maire de la commune d’arrondissement, le socialiste Barthélémy Dias. L’élu d’opposition a été convoqué par la police.

 

Des hommes menaçants qui étaient à la recherche d’un autre opposant, Abdoulaye Bathily, sont également venus jeudi au domicile de celui-ci. Ces deux événements montrent que la tension est montée d’un seul coup au Sénégal, à la veille du congrès d’investiture d’Abdoulaye Wade comme candidat du parti au pouvoir, le PDS, lors de la prochaine présidentielle. Parallèlement à ce congrès qui doit se tenir ce vendredi, le M23, le Mouvement du 23 juin, organise, lui, un « congrès populaire » pour dénoncer cette candidature de Wade à un troisième mandat.

 

Selon l’opposant Abdoulaye Bathily, le secrétaire général de la Ligue démocratique, tout a commencé en fin de matinée quand deux pick-up transportant des hommes de mains sont venus devant son domicile. « Quand les gardiens ont demandé pourquoi ils voulaient me voir, ils ont répondu qu’ils étaient venus me faire ma fête. Evidemment aussitôt les gardiens ont sonné l’alerte à la maison et les hommes ont pris la fuite. Mais on a eu le temps de prendre le numéro d’immatriculation d’un des pick-up et il se trouve que la voiture est actuellement garée au siège du PDS ».

Le socialiste Barthélémy Dias a lui aussi reçu la visite de casseurs, venus à la mairie de Sacré-Cœur-Mermoz pour dit-il, s’en prendre à sa personne. Il a alors sorti son arme à feu. « Ce que j’ai trouvé devant la mairie, c’était cinq pick-up remplis de nervis armés jusqu’aux dents et cagoulés. Avec les deux gardes du corps qui m’accompagnaient nous avons échangé avec eux des coups de feu nourris. Je crois qu’il y a deux ou trois personnes qui ont été atteintes par des coups de feu ». Selon différentes sources une personne est morte dans ces tirs. Barthélémy Dias a été convoqué par la police.

Aliou Dia, le porte-parole des FAL 2012, la coalition qui porte la candidature d’Abdoulaye Wade à la prochaine présidentielle, dément pour sa part que des hommes de main, des « nervis » comme on les appelle au Sénégal aient pu être envoyés par le PDS. « Ce sont des accusations qui n’ont pas de sens. Quel intérêt aura la mouvance présidentielle de mener des activités tendant à saboter le congrès de confirmation de la candidature d’Abdoulaye Wade ce vendredi ? »

Dans un communiqué publié ce jeudi soir des organisations sénégalaises de défense des droits de l’homme appellent « à exclure l’usage des milices dans le processus électoral ».

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