vendredi , 6 décembre 2019

Papa Koly, ministre d’Etat: « Je n’ai été ni arrêté ni séquestré »

Dans un court entretien de 5 minutes 46 secondes d’horloge qu’il a accordé à Mediaguinee et à Guineenews dans son bureau sis au 1er étage de son département, le ministre d’Etat de l’Energie et de l’Environnement Elhadj Papa Koly Kourouma a démenti avoir été séquestré, mardi, par les populations de Coronthie. Visiblement

détendu, le ministre a parlé de rumeur visant à le nuire. Sans nier sa présence au sein d’une foule de jeunes surexcités, l’ex candidat du Rassemblement Des Républicains (RDR) à la présidentielle dernière a sa façon d’interpréter : « J’étais avec des admirateurs. Les jeunes m’ont applaudi ». Mediaguinee vous propose en intégralité sa réaction recueillie aux environs de 18 heures 23mn…


« En tout cas c’est peut être un autre ministre qui a été séquestré ou arrêté. Mais, pour le moment moi, Papa Koly, je n’ai été ni arrêté ni séquestré. Cela fait maintenant dix jours que je suis à l’intérieur du pays avec l’équipe d’EDG et la de la SEG.


Depuis Macenta où j’étais allé pour la campagne agricole, mon attention a été attirée sur un défaut qu’il y a eu à Coronthie sur le réseau de distribution souterrain par une dame qui s’appellerait madame Sampil. Elle travaille à l’inspection du ministère des Affaires Sociales.
Quand je suis arrivé hier (lundi 5 décembre, NDRL), la même dame m’a appelé pour me dire que le défaut persiste et que les réparations ne sont pas toujours effectuées et que les jeunes veulent manifester. J’ai pris attache avec ces jeunes qui m’ont invité à passer le matin. Mais, avant d’arriver en ville, je suis passé à la distribution à Tombo pour savoir réellement quel était le problème. Il s’est trouvé qu’il y avait un défaut à deux niveaux.

Premièrement, entre la centrale de Tombo et le poste numéro 1 sur près de 40m. Et entre le poste numéro 1 et le poste numéro 2… A ce niveau pour pouvoir localiser ces pannes, ces défauts, il faut faire des fouilles. Pour le premier, ça été fait. On a trouvé que ces 40m sont défectueux. Mais pour le second, on ne pouvait pas. Parce que le chemin des câbles était obstrué par des constructions. Il fallait obligatoirement détruire ces constructions. Donc, ces agents ne pouvaient prendre la décision de détruire ces constructions avant de se référer à leur autorité. C’est ainsi qu’en arrivant hier, et après avoir causé avec les jeunes, nous nous sommes rendus sur le terrain et j’ai trouvé un embouteillage monstre sur près de 300m du lieu. Je ne pouvais pas y accéder. J’ai donc appelé ces jeunes qui m’ont invité hier. Et ce sont eux qui sont venus en courant, en applaudissant et en me conduisant sur les lieux. J’ai dû profiter pour faire quand même un petit bain de foule. Et après, j’ai demandé à ce qu’on aille voir le chef du quartier. C’est là, madame la présidente du conseil spécial de Kaloum m’a trouvé. Nous avons voulu nous adresser aux jeunes mais, avec beaucoup de bruit qu’ils faisaient, nous ne nous sommes pas compris.

A part cela, je dirais que j’étais avec des admirateurs qui m’ont accompagné. Peut-être qu’il y avait un camp opposé que je n’ai pas vu. Mais en attendant, tous ceux qui m’ont accompagné et qui étaient avec nous, étaient des admirateurs. Maintenant, s’il y a un problème, moi je ne suis pas au courant. Je tenais à parler avec tout le monde. Je confirme que j’étais avec des admirateurs. Je ne sais alors si des admirateurs peuvent séquestrer ou kidnapper celui qu’ils admirent. Mais, moi je n’ai rien connu ou vu de tout ce que les uns et les autres racontent à propos de moi. J’y étais, et avec madame la présidente du conseil spécial de Kaloum et avec le chef du quartier de Coronthie ainsi que les gens qui nous ont accompagnés.

Quant à l’intervention de la gendarmerie, elle visait à libérer la route du côté de la corniche. Mais, là où il y a le défaut, c’est très loin de la corniche. C’est entre la corniche et la route du Niger, un peu du côté du bar Kissonyi. Les échauffourées étaient du côté de la corniche puisque les jeunes, très tôt, avaient pris d’assaut la corniche qu’ils avaient barrée. C’est là où on a enregistré des échauffourées avec les gendarmes et policiers. Mais, là où on était, il n’y avait aucun problème. Quoiqu’il en soit, je me réjouis de cette folle rumeur qui a pu néanmoins annoncer à toute la capitale mon retour de l’intérieur du pays.»

Réalisé par Mamadou Savané et Amara Moro Camara


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