lundi , 27 mai 2019

Les avocats marchent sur Kaloum, la reprise des audiences à partir du 16 Novembre

Les avocats guinéens ont effectué lundi leur marche de pacifique contre le gouverneur de la ville de Conakry et deux autres officiers de police pour détention et séquestration de Me Foromo Loua, le 3 novembre dernier.

Les avocats qui boycottent les audiences depuis vendredi 4 novembre, se sont donnés rendre-vous lundi matin au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Ils avaient arboré leur toge et avaient pris soin de se débarrasser des pancartes de la semaine dernière sur lesquelles ont lisait : « Resco out ! », « Resco dehors ». Le temps aidant, ils ont opté pour une marche silencieuse, sans banderoles ni pancartes, bien que la délégation spéciale de Kaloum a rappelé sa non-autorisation.

A 10h15, le cortège des marcheurs s’est ébranlé du TPI de Kaloum, direction, le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, en empruntant l’avenue de la République. Les bouchons étaient au rendez-vous. Après trois quart d’heure, les avocats sont arrivés à ce département où une copie de leur déclaration a été remise au ministre de tutelle, Alhassane Condé.

« Le ministre nous a remercié pour les dispositions que nous avons prises pour éviter les incidents. Il nous a promis de transmettre notre déclaration à qui de droit lors du conseil interministériel du mardi », a déclaré le Bâtonnier Dinah Sampil à l’issue de son tête-à-tête avec M. Condé.

Puis, le groupe des avocats, truffé de policiers en civil, s’est dirigé aux Parquet général, logé dans le même bâtiment que le ministère de la Justice et la Cour d’Appel de Conakry. Là, les hommes en robe noire n’ont trouvé aucun interlocuteur. Le Procureur de la République, l’Avocat général et tous les substituts à l’exception d’un seul étaient curieusement absents. Il était midi. Le seul qui se trouvait à son bureau (par malchance ?) a refusé toute collaboration parce qu’il « n’est pas mandaté par ses supérieurs hiérarchiques ». Ce qui n’a pas empêché le Barreau de lire sa déclaration en espérant avoir été bien entendu.

« Nous voulons que les autorités arrêtent de se faire justice ou de rendre justice. Nous voulons que le Parquet sache que nous venons de terminer avec la marche. La balle est dans le camp du Procureur de la République et nous disons que nous surveillons ce qu’il va faire », a déclaré le président de l’Ordre des avocats, Me Sampil.

Les avocats ont annoncé que les audiences reprendront le 16 novembre que le gouverneur et les deux autres accusés comparaissent ou pas.

Elie Ougna

224 62 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*