lundi , 17 juin 2019

Mouctar, Faya et Fodé Oussou attendus à la barre au TPI de Dixinn

Depuis trois semaines les manifestants interpellés le 27 septembre dernier à Conakry défilent à la barre, suivi des premières condamnations.

La comparution la plus attendue était celle de Etienne Soropogui, N°2 des Nouvelles forces démocratiques (NFD), survenue mercredi 19 octobre dans une ambiance électrique au tribunal. Et pour cause, les mauvais comportements des avocats de la défense qui, à l’image de leurs clients et de leurs mentors, n’accordent aucun respect à l’Etat de droit. ‘’Avocats sans frontière’’, cet autre Collectif auto-désigné pour défendre les militants de l’opposition extrémiste et leurs leaders interpellés, n’a pas ménagé ses mots pour manquer de respect à la présidente du tribunal, M’Mah Soumah.

Pire, ces pseudo-avocats ont ‘’exigé’’ la libération provisoire du vice-président des NFD. C’est dans une pagaille indescriptible que Mme la juge a suspendu l’audience jusqu’au lendemain. La nuit donnant conseils, le sieur Soropogui, à l’entame de l’audience, s’est confondu en excuses pour les comportements ‘’impolis’’ et malsains des ses avocats la veille, envers le tribunal.

Passant aux choses sérieuses, la cour a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de l’accusé Etienne Soropogui, comme ‘’exigée’’ par ses avocats. Toute chose, bien appréciée par les avocats de la partie civile. Ils estiment que le procès en cours ne devrait pas souffrir d’assez de protocole.
Pour des soucis d’éclaircissement et de transparence, Mme le juge a demandé la comparution des camarades politiques de Etienne Soropogui. A l’occurrence son président Mouctar Diallo, Faya Millimouno (NGR) et Fodé Oussou Fofana (UFDG), pour des fins de témoignage. Une demande déjà formulée par la partie civile depuis le début du procès. Ils ont toujours dénoncé l’absence à la barre des instigateurs des manifestations du 27 septembre. Désormais c’est chose faite, ces trois lieutenants de Cellou Dalein Diallo devront s’expliquer sur leur participation aux manifestations, aux côtés de Soropogui, même s’il s’agit de témoignages.

Le tribunal devra tout mettre en œuvre pour que les commanditaires des pagailles de cette journée répondent de leurs forfaitures. S’il s’avère que Mouctar Diallo, Faya Millimouno et Fodé Oussou Fofana ont fauté de la même manière que leurs ‘’soldats’’ envoyés au front, ils devront répondre au même titre que Etienne Soropogui. Que dire de leurs mentors, Cellou et Sydia ? Pour cette fois, les présidents de l’UFDG et de l’UFR ne sont pas convoqués, parce qu’on pense qu’‘’ils n’étaient pas à la manifestation’’. Et pourtant, ils sont les parrains de tout ce qui se passe actuellement comme pagaille en Guinée.

Pour l’heure, le rendez-vous est pris pour le lundi 24 octobre prochain au TPI de Dixinn, avec la comparution des bras armés de l’opposition extrémiste.

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