vendredi , 6 décembre 2019

Le Grand vacarme

On se souviendra que depuis l’investiture du président de la République le 21 décembre 2010, la campagne de communication, devenue campagne de propagande a usé jusqu’à la corde des immenses espoirs qu’il faudrait attendre de l’élaboration  d’un nouveau code minier en Guinée.

Ce code minier allait comme par enchantement, régler tous les problèmes du pays. Il faut reconnaitre qu’il y avait nécessite de se doter d’un nouveau code minier en raison de plusieurs insuffisances de celui de 1995 qui n’aura cependant, jamais empêcher que des investisseurs s’engagent en Guinée. Ceux ci ne se prévalent pas des dispositions du code minier, exigent chaque fois une convention d’établissement faisant loi entre les parties et s’opposent régulièrement aux dispositions du code minier. Tous ceux qui veulent investir 100.millions de dollars et plus en Guinée se fichent des dispositions d’un code minier. Ils se prévalent tous d’une convention d’établissement pour leurs investissements en Guinée. C’était le cas hier pour ACG (Friguia), BSGR, aujourd’hui Rio Tinto et demain la Chine Investment Corporation (CIC) pour la bauxite de Boffa.

La question légitime qu’on se pose est celle de savoir à quoi sert un code minier. En effet, aucune société minière installée en Guinée ne se prévaut du code. Les sociétés anciennes CBG (convention de 1963, plusieurs fois revissée…), AREDOR (défunte et conventionnée), SAG (conventionnée), CBK (conventionnée), ACG Friguia (conventionnée) et bientôt Rio Tinto (Conventionnée).

Chacune des conventions d’établissement comporte des spécificités juridiques,  fiscales, économiques et autres qui en font des exceptions au code minier. Chaque convention, un petit code minier à la carte pour chaque société. Pendant ce temps, les politiciens se gragrisent, en  »sur communicant » sur les effets  »mirifiques »,  d’un hypothétique code minier. Pourquoi donc tant de bruit pour rien?

Parce qu’un  »tel bruit » permet de vendre l’image d’intégrité qu’on a pas.

Parce qu’un  »tel bruit » permet de faire croire qu’on a travaillé, même si rien a été fait.

Parce qu’un  »tel bruit » permet de dire qu’on attire les investisseurs dans le secteur, même si on sait que le  »fameux code minier » n’est pas déterminant pour une décision éventuelle d’investissement.

Tous les observateurs avertis savent que les décisions d’investissement dans le secteur minier dépendent essentiellement des conditions du marché qui sont fixées par les besoins de l’économie mondiale, lesquels déterminent la rentabilité des projets. Les pays émergents (Chine, Inde, Brésil..) croissent au taux moyen  de 80% l’an, toutes leurs industries ont un appétit de métaux et les pays producteurs ou riches en ces métaux vient déferler les grandes sociétés minières comme Vale, Chinalco, Rion Tinto qu’il y ait code minier ou pas.

Comme on voit, le grand vacarme inutile autour du code minier n’est que poudres aux yeux de naïfs.

Source : Lynx

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