mardi , 23 avril 2019
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Interpol: la liste des Guinéens recherchés

D’aucuns parlent d’Interpol et de mandat d’arrêt international, sans savoir exactement ce que c’est et comment ça marche. Aujourd’hui nous fournissons des informations en vue d’éclairer les lanternes de nos chefs.

En vérité, Interpol est une contraction d’International Police, l’organisation mondiale créée en Vienne (Autriche) le 23 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale.  Son nom français, organisation internationale de  police criminelle(OIPC) n’a pas réussi à s’imposer  dans les medias. Reconnue en tant qu’organisation intergouvernementale par l’ONU en 1971, Interpol a son quartier général à Lyon depuis le 1er mai 1989. Le terme Interpol peut induire en erreur dans la mesure où il ne s’agit pas d’une organisation policière à proprement parler mais d’un centre d’études et d’analyses portant sur la criminalité au sens large.

Dans son équipe il n’ya aucun ‘’Donzo’’ ni de milice rebelle mais des cadres compétents, des experts aguerris qui alimentent par leurs enquêtes une base de données au profit des membres  de l’organisation (tous les Etats, excepté la Corée du Nord et le Vanuatu).  La Guinée est membre d’Interpol depuis le 4 septembre 1961, date à laquelle Interpol Conakry est avec la division des investigations criminelles, l’une des deux divisions  de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Les missions d’Interpol, présumé politiquement neutre, sont clairement définis et son efficacité limitée. Il lui est interdit d’intervenir  dans les affaires ne concernant un pays membre, ou dans les crimes militaires, politiques ou sociaux. Son domaine d’intervention est international et concerne essentiellement le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

Les résultats obtenus par Interpol  sont en deçà de ceux espérés, fautes de moyens financiers suffisants (budget annuel  de moins de 50 millions de dollars US) et de bonne volonté en matière de coopération (chaque Etat ne défendant que ces propres intérêts). Au vu de ce qui précède, en quoi le cas de Bah Oury pourrait-il intéresser  Interpol ? C’est un leader politique traqué dans son propre pays où il est menacé de mort pour ses opinions et contraint à l’exil ; suite à la tentative d’assassinat contre la personne du chef de l’Etat. En revanche, voici la liste des guinéens  qui sont activement recherchés par Interpol : Sidiki Mara, né le 12 octobre 1969 (triste anniversaire !) à Faranah, pour trafic de drogue, Moussa Traoré, né le 02 février 1950 à Mamou pour trafic de drogue, Hawa Sackho, née le 27 mars 1971 à Conakry pour trafic de drogue et blanchiment d’argent, Oumarba Kaba, né en 1976 à Dialakoro (Dinguiraye), pour fraude, Aboubacar Sidiki Diakité (Toumba) né en 1980 à Conakry, pour crime contre l’humanité, viol.

L’Observateur

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