jeudi , 21 mars 2019

Les réactions internationales à la mort annoncée de Mouammar Kadhafi

Les nouvelles autorités libyennes du CNT ont annoncé ce jeudi 20 octobre 2011 la mort du leader déchu Mouammar Kadhafi. Celui-ci aurait succombé à ses blessures après que son convoi, fuyant Syrte, a été atteint par un bombardement de l’Otan. Alors que la mort de Kadhafi n’est encore confirmée par

aucune source indépendante, les dirigeants du monde entier ont déjà réagi à cette disparition.

« C’est un moment historique, c’est la fin de la tyrannie et de la dictature. Kadhafi a rencontré son destin », a déclaré le porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi, Abdel Hafez Ghoga, confirmant officiellement la mort de l’ancien leader libyen. « Sa mort va mettre fin au bain de sang et au martyre de notre jeunesse ». Cette annonce a donné lieu à des scènes de liesse dans Syrte, à Benghazi et à Tripoli, avec des concerts de klaxons, des tirs de joie et des embrassades.

« La guerre est finie » en Libye, a affirmé également ce jeudi le chef du gouvernement italien, moins d’une heure après les premières dépêches évoquant la disparition de Mouammar Kadhafi. « Sic transit gloria mundi », a commenté Silvio Berlusconi, un ancien proche allié du raïs ; une expression latine qui signifie « Ainsi va la gloire du monde ».

Peu après, le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont salué « la fin d’une ère de despotisme » en Libye. « Le décès annoncé de Mouammar Kadhafi marque la fin d’une ère de répression au cours de laquelle le peuple libyen a souffert pendant trop longtemps. Aujourd’hui, la Libye peut tourner une page de son histoire et embrasser un nouvel avenir démocratique », ont affirmé les deux dirigeants dans un communiqué commun.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est réjoui de l’annonce de la mort du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi, y voyant « une transition historique pour la Libye ». Cependant, « le chemin à parcourir pour la Libye et son peuple va être difficile et rempli de défis », a-t-il ajouté.

De son côté, le sénateur américain John McCain a estimé que « la mort de Mouammar Kadhafi met fin à la première phase de la révolution lybienne », dans un communiqué, qui constitue la première réaction aux Etats-Unis après le décès de l’ancien homme fort de Tripoli. « Les Libyens ont libéré leur pays », ajoute l’ancien rival républicain de Barack Obama à la présidentielle de 2008 qui a été l’un des plus actifs partisans au Congrès américain de l’intervention militaire en Libye. Il s’était ainsi rendu en Libye auprès des rebelles luttant contre les forces pro-Kadhafi, à Benghazi, puis à Tripoli.

La Pologne, qui assure la présidence semestrielle de l’Union européenne, « félicite le peuple libyen pour la fin de la dictature longue de plusieurs dizaines d’années ». Le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Marcin Bosacki a souligné que le sort du colonel Mouammar Kadhafi, constituait « un avertissement pour d’autres dictateurs dans la région et dans le monde ». « Nous regrettons que le colonel Kadhafi n’ait pas été jugé pour ses crimes par un tribunal en Libye ou à la Haye. Nous espérons que ses collaborateurs, recherchés pour leurs crimes, comparaîtront bientôt devant ces tribunaux ».

Quant aux infirmières bulgares, qui avaient été condamnées à mort en Libye sous l’accusation d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants, elles ont exprimé les unes leur joie, les autres leur indifférence à l’annonce de la mort de Mouammar Kadhafi, réclamant surtout que leur innocence soit reconnue.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que la France était « fière » d’avoir aidé le peuple libyen. « L’annonce de mort de Kadhafi et la chute de Syrte sont la fin d’une période très difficile pour le peuple libyen. C’est la fin de 42 ans de tyrannie, d’un conflit militaire qui a été très éprouvant pour le peuple Libyen », a-il annoncé aux journalistes lors d’un déplacement à New Delhi.

Réagissant en fin de journée, le président français Nicolas Sarkozy a estimé que « la disparition de Mouammar Kadhafi est une étape majeure dans la lutte menée depuis plus de huit mois par le peuple libyen pour se libérer du régime dictatorial et violent qui luia été imposé pendant plus de quarante ans ». « Une nouvelle page s’ouvre pour le peuple libyen, celle de la réconciliation dans l’unité et la liberté », ajoute le communiqué de la présidence.

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