mercredi , 20 mars 2019

Mission impossible !

Le gouvernement, une délégation de l’union des transporteurs routiers de Guinée et une partie du syndicat guinéen étaient mardi en concertation. Au menu des discussions, l’augmentation du prix du carburant à la pompe de 7500 francs guinéens à 9500 francs guinéens intervenue en fin de semaine dernière.

A l’issue des discussions, le gouvernement est parvenu à confier une mission à l’association des transporteurs : convaincre les chauffeurs de maintenir les anciens tarifs. Il a également souhaité que les prix des produits restent inchangés dans les marchés en dépit de la hausse du prix des produits pétroliers.

La mission est quasi impossible. Depuis dimanche matin en effet, juste au lendemain de l’annonce de la mesure, les chauffeurs sont automatiquement passés la vitesse supérieure en fixant eux-mêmes leurs propres tarifs par tronçon. Ainsi, à Conakry par exemple, les tronçons de 1000 et 1200 francs guinéens sont tous passés à 1500 francs guinéens pour les taxis. Certains conducteurs fixent jusqu’à 2000 francs guinéens. Dans les marchés l’augmentation se ressent sur les prix des aliments (y compris les feuilles de patate et de manioc). Tout cela sur fond d’une phrase devenue un slogan: le prix du carburant est monté.

Le pire c’est qu’à écouter le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, les mesures d’accompagnement ne sont pas prêtes.

NB: Sur la photo, le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana et le ministre délégué au Budget Mohamed Diaré.

Fatoumata Kéita
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