dimanche , 18 août 2019

Matam : la gendarmerie sauve Faya Millimono et Mouctar Diallo d’un lynchage

Mamadou Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques, et Faya Millimono, chargé des questions politiques au sein de la Nouvelle Génération pour la République, ont affirmé mercredi avoir échappé à un lynchage populaire au quartier Matam.

Les deux hommes, tous deux membres du collectif qui a appelé ses militants à la manifestation du mardi 27 septembre, se rendaient à l’escadron mobile N°3 de Matam où leur camarade Etienne Soropogui est détenu.  C’est alors qu’à l’entrée de cette unité de gendarmerie ils auraient été pris à partie par des citoyens très remontés, réclamant de vive voix leur tête.

Pour la première fois, Faya Millimono et Mouctar Diallo s’accordent à dire que la gendarmerie guinéenne est professionnelle, capable de sauver des vies humaines.

« Nous avons échappé à la mort grâce à l’esprit professionnel du PM3. Des personnes que nous avons trouvées autour de l’escadron ont voulu nous lyncher. Nous avons eu la chance grâce au commandant Tamba Gabriel Diawara et à ses hommes qui nous ont sécurisés et escortés jusque chez Mouctar Diallo », affirme Millimono, saluant de passage l’acte de l’officier et de ses hommes.

Cependant, parlant des circonstances de l’arrestation du vice des Nouvelles Forces Démocratique M. Soropogui, ils accusent la même gendarmerie d’avoir usé de gaz lacrymogènes et de matraques.

« La gendarmerie a jeté des gaz lacrymogènes sur nous. Ce qui s’est passé mardi est une tentative d’assassinat », résume Faya Millimono.

Et s’agissant de la mort de leurs militants pendant les protestations de mardi et mercredi, le directeur de campagne de l’UFDG, Fodé Oussou Fofana, se joint aux deux opposants pour blanchir les gendarmes et les policiers et charger le commandement.

« Le pouvoir a donné l’ordre aux forces de l’ordre d’utiliser de balles réelles pour empêcher l’opposition d’user de ses droits», affirme M. Millimono.

Dans une déclaration redigée mardi nuit, le Collectif a réclamé la démission et la traduction en justice du gouverneur de Conakry, Commandant Sékou Resco Camara, qu’il estime « un habitué des faits et qui avait menacé de mâter sévèrement  les manifestants pacifiques, de même que celles du Ministre en charge de la sécurité, le Général Mamadouba Toto Camara, tous deux responsables de la violence sur leurs manifestants. »

Fatoumata Kéita
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