samedi , 17 août 2019

Guinée : l’opposition demande la dissolution de la CENI, celle-ci dit niet !

Le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, composé d’une vingtaine de formations, a appelé lundi le gouvernement guinéen à dissoudre la CENI et à la mise place une nouvelle équipe, avant la poursuite du processus électoral.

Le collectif a demandé dans un communiqué rendu publique, « l’arrêt immédiat de toutes les opérations liées au processus électoral jusqu’à la mise en place d’une CENI consensuelle issue du dialogue et l’annulation de tous les engagements pris par le Gouvernement et la CENI avec les sociétés WAY MARK et SABARI Technologie ainsi qu’avec toute autre entité ».

L’ancien ministre de l’Elevage et président des NFD, Mouctar Diallo estime que la CENI et le gouvernement sont en train de poser des actes unilatéraux en dehors de toute légalité. Des actes qu’il juge contraires aux conditions pour la tenue d’élections législatives.

« Nous demandons l’arrêt de la formation du personnel de la CENI et les contrat passés entre la CENI et les sociétés proches du Rassemblement du Peuple de Guinée », affirme-t-il.

Interrogé sur l’accord du gouvernement par rapport à leur marche pacifique, le président des Nouvelles Forces Démocratiques dit que son groupe n’en a pas besoin.
« Nous ne demandons pas l’accord du gouvernement. Nous allons l’informer pour qu’il prenne des dispositions pour encadrer la manifestation », ajoute-t-il.

« Nous allons respecter la procédure et la marche va se poursuivre jusqu’à la satisfaction de nos revendications ».

Il est difficile pour l’heure d’avoir la version des faits du gouvernement. Nous avons tenté de joindre le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Dirus Dialé Doré, en vain.

Mais le principal acteur mis en cause, la Commission électorale nationale indépendante, entend poursuivre ses activités jusqu’à la tenue des élections législatives le 29 décembre prochain.

« J’ai rien à dire sur la revendication de ces partis politiques. Mais ce n’est pas à eux de décider de la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante », indique Lounsény Camara, président de l’institution.

« On n’arrêtera pas les opérations du processus électoral ».


Mamady Fofana
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