samedi , 20 avril 2019
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La CENI propose les législatives le 29 décembre prochain : Gros piège ou fuite en avant

Au moment où il est question de discuter en profondeur de la restructuration de la CENI, avant même de parler de la légitimité de son président, au moment où les cinq points du mémorandum ne sont même pas au début d’une quelconque discussion, la CENI  a unilatéralement décidé de fixer la date des législatives au jeudi 29 décembre 2011 sans aucune concertation avec qui que ce soit, juste pour permettre au président Condé  de dire à l’opinion nationale  et internationale qu’il va organiser les élections avant la fin de l’année.

 

S’exprimant lors d’une conférence de presse jeudi à Conakry, Louncény Camara dont la récente élection est rejetée par l’opposition, s’est dit confiant quant au respect du chronogramme établi. D’après lui, l’agenda des législatives porte  sur des actions essentielles et prioritaires comme : le recrutement et la formation des agents recenseurs(le 23 septembre), l’installation des commissions d’Administration pour la révision des listes électorales (du 15 au 23 septembre), le redéploiement  du matériel de révision (du 23 au 30 septembre), la révision des listes (du 3 octobre au 15 novembre), l’édition des listes électorales ( du 21 au 28 novembre), l’affichage(du 1 au 10 décembre), l’impression (du 8 au 15 décembre), la distribution des cartes ( du 23 au 29 décembre), le dépôt de candidatures (le 20 novembre) et le vote le jeudi 29 décembre.

Comment peut on penser organiser des élections un jeudi, alors que cela  par nature se fait un jour non ouvrable ? Comment peut-on se débrouiller pour organiser des consultations électorales entre un 24 et 31 décembre si réellement on veut faire les choses correctement ? Pour le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, la date du 29 décembre est une date ‘’fictive’’ et ‘’virtuelle’’ destinée à ‘’amuser la galerie’’ : « c’est pour permettre à Alpha Condé de dire quelque chose aux nations unies. La commission électorale est sous ordre. J’ai écouté un des responsables, mais c’est une date intenable. Il n’a avancé aucun élément. Il ya d’abord des préalables à régler. Il faut qu’on s’asseye ensemble pour en parler. Malheureusement c’est le jeudi, que j’ai reçu la réponse du ministre, 40 jours après le dépôt de notre mémorandum. Toutes nos revendications ont été refusées » a-t-il dit tout en prévenant qu’en cas de mésentente, la constitution autorise les manifestations de rue. Grosse supercherie politique ou fuite en avant ? La question est renvoyée dans l’air.

L’Observateur

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