dimanche , 16 décembre 2018

ARPT : 54 employés protestent pour  »licenciement abusif sans préavis »

Des travailleurs de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPT) ont fait le pied de grue devant le siège de l’institution ce matin, pour protester conte ce qu’ils appellent  »leur licenciement sans préavis ».


 

 

Les protestataires estiment que la Secrétaire générale de la section syndicale, Hadja Fatima Sangaré est à la base de leur départ.


« Elle nous a dit que certains d’entre nous n’ont pas le niveau ou ont été recommandés et que si c’était elle qui jouait le rôle de DG elle ferait pire. Pour elle donc, on devrait diminuer le personnel pour se conformer aux recommandations de la Banque Mondiale. Depuis deux mois on ne reçoit pas notre salaire et on ne nous a pas prévenus’’, ont-ils laissé entendre.


« Moustapha Mamy Diaby (Sur la Photo 2), le directeur général de l’ARPT a mis les gens à la porte sans aucune mesure d’accompagnement. Nous resterons là jusqu’au moment où nous seront rétablis dans nos droits », a expliqué Moise Bangoura, agent comptable et porte-parole des grognards.


Côté de la direction générale, les arguments aussi ne manquent pas pour justifier ce départ massif. Après s’être montrée hostile à la presse en proférant des mots déplacés, la secrétaire générale du syndicat, madame Sangaré est revenue à la raison. Elle a indiqué que le licenciement est purement et simplement dû au fait que « certains d’entre eux ont falsifié un Chèques de 70 millions d’Euro ».

 

Le directeur des administrations financières et comptables, Ibrahima Diallo, est quant à lui entré en profondeur.

 

Il a pointé du doigt un  »effectif pléthorique doublé de relations d’affinité » et autres  »malversations financières » de certains agents chargés de recouvrements auprès des sociétés de téléphonie.

 

« Nous avons lancé un vaste chantier de reformes institutionnelle, financière et humaine dès notre arrivée ici. Donc des restructurations ont été faites au niveau des ressources humaines car celles que nous avons trouvées sur place nous ont posé des questions. Il y avait des historiens et des managers… dont la profession ne répondait pas aux critères nécessaires pour piloter une autorité de régulation », a-t-il dit, indiquant qu’ils ont engagé un cabinet d’audit qui leur a fait un diagnostic avec les diplômes et les qualifications de chacun.


« Donc sur les 105 personnes qui y travaillaient, 43 cadres et agents ne répondaient pas aux critères d’une autorité de régulation. Il n’y a que trois personnes qui ont fait des combines pour falsifier le chèque de 70 millions d’Euro. Ces personnes, se sont eux qui ont de problèmes avec nous. Sur le chèque de l’ARPT, ils ont mis ARPTEMY Luc en fabriquant une carte d’identité pour cette personne fictive. Et la personne qui a envoyé le chèque à la société générale des banques y a été interpellée. C’est comme cela que nous avons été informés de la situation », a déclaré M. Diallo.


Il ajoute que des lettres de licenciement leurs ont été adressées depuis le vendredi 8 juin dernier. Selon lui, 16 personnes ont un contrat de durée déterminée qui court jusqu’en fin juillet, fin août ou fin septembre pour les autres.


« Pour répondre aux exigences du gouvernement et des institutions internationales, nous avons proposé comme mesures d’accompagnements aux 54 personnes, le financement d’une formation qui leur permettra d’avoir un diplôme vendable ».


Thierno Oury Bah

+224 62 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

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