lundi , 26 août 2019
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L’UFDG n’exclut pas une descente dans la rue pour « protester contre une démocratie préhistorique »

Le Vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Elhadj Bah Oury, a fustigé samedi ce qu’il a appelé les dérives du gouvernement d’Alpha Condé et a prévenu que l’opposition pourrait descendre dans la rue pour protester contre la souffrance de la population Guinéenne.

 

Selon Bah Oury qui s’exprime pendant une conférence de presse, le président Alpha Condé est en train d’être rattrapé par ses promesses électorales. Il affirme que Chef de l’Etat avait promis que le sac de riz passera à 25.000 francs guinéens alors que celui-ci se vendu aujourd’hui à 300.000 dans les marchés du pays. « Une partie de la population est abusée par ces promesses fallacieuses. La réalité de 6 mois de gestion a prouvé que c’était des mensonges ».

 

 

D’après le Vice-président de l’UFDG, la situation est explosive sur le plan social et une bonne partie de la responsabilité de cette situation incombe à la gouvernance d’Alpha Condé.


M. Bah estime que le refus de tenir les législatives à la date indiquée par la constitution est pour beaucoup dans la crise économique que le pays traverse. « S’il avait fait les choses comme c’était prévu, organiser les législatives dans le délai imparti, il va de soi que le retour à l’ordre constitutionnel global aurait permis aux partenaires extérieurs d’apporter leur aide de manière substantielle pour que le pays puisse démarrer ».


Il indique l’attitude politicienne des dirigeants guinéens fait que la Guinée a du mal à mobiliser 5 millions d’Euros, contrairement à la Cote d’Ivoire qui en a pleinement rempli les poches. « En 6 mois de régime d’Alpha Condé, on a assisté de manière successive et répétée à de violations de la loi constitutionnelle », a-t-il déclaré, citant entre autres, la reprise totale du recensement des électeurs et la suspension des certains conseils communaux.


« La Cour suprême suscite le doute incompétente »


Le numéro 2 de l’Union des forces démocratiques de Guinée doute de la compétence de la Cour constitutionnelle. Il estime que cette institution devait mettre fin à la récréation provoquée par le régime de Conakry. « Nous avons des doutes sur la volonté et la capacité de la Cour suprême d’appliquer la loi pour annuler l’acte administratif que les autorités ont publié pour mettre en place des délégations spéciales ».


Selon Bah Oury, la Constitution guinéenne règle déjà les dérives dictatoriales de la gouvernance d’Alpha Condé. Il revient à la Cour constitutionnelle de constater cela et d’annuler les décisions et les actes administratifs qui sont contraires à la disposition de la Constitution de la Guinée.


Parlant des journées de concertations que le ministère de l’Administration du territoire a organisées la semaine dernière, il réplique que ceci est loin d’être des journées de concertations. Il affirme haut et qu’il s’agit de journées d’imposition pour les sous-préfets, les préfets, les gouverneurs et leurs délégations spéciales pour leur donner en catimini les ordres pour tricher et organiser une fraude pendant les prochaines législatives.


« Tout sous-préfet, préfet, gouverneur ou chef de délégation spéciale où le RPG n’aura la majorité dans la localité sera demi de ses fonctions. Et ce sont ces propos qui sont tenus dans les coulisses. C’est pour vous dire qu’ils sont entrain de préparer une fraude massive et nous avons l’obligation d’alerter notre opinion et nos partenaires sur cette préparation d’hold-up électoral », s’est –il indigné.


La CENI n’est plus crédible


Parlant de la Commission électorale nationale indépendante, Bah Oury ne croit plus en la capacité des personnes qui la compose, à conduire de manière sereine des élections législatives. Il dit que les partis politiques, y compris l’UFDG, se concerteront très bientôt pour donner une position par rapport à la composition de l’institution organisatrice des élections en Guinée. Pour lui, la présence à la tête de la CENI, Lounceny Camara, condamner et blanchi dans des conditions confuses, pose le problème de la sérénité et de la crédibilité de cette institution.


Le Vice- président de l’UFDG a fini par donner un ultimatum au gouvernement sur une éventuelle descente dans la rue des opposants et de tout le peuple de Guinée pour protester contre les dérives du pouvoir Alpha. « Nous n’accepterons pas que notre pays soit ramené à la démocratie préhistorique », a-t-il conclu.


Thierno Oury Bah

+224 62 85 68 59

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