vendredi , 6 décembre 2019

UFR : Sydia Touré s’oppose au recensement

Le 4 juin, M. Sydia Touré président de l’UFR (Union des Forces Républicaines), s’est retrouvé avec ses militants au siège du parti à Matam. Ordre du jour : Les problèmes de l’heure : position de l’UFR sur quelques actes du gouvernement du président Alpha Condé révision de la liste électorale qu’envisage le gouvernement, de la CENI (commission électorale nationale indépendante) et la révocation de certains élus locaux.

 

L’UFR est opposée à l’élaboration d’une nouvelle liste électorale alors que celle qui a permis d’aller à l’élection présidentielle de 2010 a moins d’un an.

M.Sydia Touré s’insurge contre cette volonté qui peut ‘’ coûter 100 millions de dollars dans une situation de difficulté financière à la quelle fait face le pays, juste pour la révision de la liste électorale’’. Même si, ajout-il, le gouvernement se dit prêt à prendre dans le budget de l’Etat pour lui faire, faute d’aides financières de la part des partenaires. Le président de l’UFR pense que la Guinée est encore en processus de démocratisation. C’est pourquoi, il dénonce cet acte qui ne serait qu’un sabotage du processus en cours. Même que c’est ‘’ une volonté du gouvernement de frauder aux élections législatives’’ réclamées avant la fin 2011.

Le président de l’UFR a également désapprouvé la volonté du gouvernement de transférer les compétences de la CENI au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation ou de tout autre structure quelle qu’elle soit. ‘’ La CENI est l’organe reconnue par la constitution pour organiser les élections en Guinée, son indépendance et ses prérogatives ne doivent pas être violées. Toute décision contraire est une atteinte à la loi ‘’, déclare M ; Sydia Touré.

Rappelons que dans une lettre qu’un collectif d’une vingtaine de partis politiques qu’il dirige, il est écrit que ‘’ le collectif rejette toute proposition de structure de la CENI qui ne comprendrait pas les représentants des partis politiques’’.

Car quoi, la CENI est le fruit de longues années de lutte de plusieurs acteurs sociaux et politiques du pays.

A propos du remplacement des maires et des président des communautés rurales de développement par des délégations spéciales, avec des arguments qui ne tiennent pas compte du respect du code des collectivités locales, M.Sydia en est ahuri ; il dénonce la violation répétée des lois et règlements du pays par l’équipe du président Alpha Condé. Pour lui, même au temps de feu le Général Lansana Conté, on n’a pas remplacé un élu par un décret. Et de réitérer sa demande pour le rétablissement des élus locaux dans leurs fonctions respectives.

Au nom du respect de l’Etat de droit. Parlant des rumeurs qui annoncent sa participation au cabinet présidentiel de ADO (Alhasane Dramane Ouattara) de la Côte d’Ivoire ou il a passé une bonne partie de sa vie avant de revenir en Guinée en 1996, M.Touré a réfuté ces allégations d’un revers de la main. Selon lui, parmi la trentaine de ministre du gouvernement ivoirien, une vingtaine reste certes ses anciens collaborateurs, mais il déclare incompatible de ‘’ prétendre au fauteuil présidentiel en Guinée et d’aller travailler sous l’ordre d’un ministre ailleurs’’. Parlant de la situation actuelle, le président de l’UFR déclare qu’il n’a pas ‘’ créer son parti pour une personne ou pour une région, mais pour l’ensemble des fils du pays. Quand le gouvernement actuel a pris fonction, certains sont venus dire que l’opposition doit faire riarches de protestations. Moi je leur ai dit d’attendre qu’il exerce un peu parce que j’en connais pour avoir été premier ministre’’

M.Sydia Touré a terminé son meeting par l’annonce d’une conférence de presse qu’il tiendra dans deux semaines, pour peindre la situation actuelle de la Guinée après six mois de gestion par Alpha Condé et son équipe. Même qu’il proposera les solutions économiques et politiques pour sortir de la Guinée du marasme économique. ‘’ il n’est pas normal qu’on ne sente pas cette évolution.

Il n’est normal de constater ce bouillonnement qui devrait être constaté avant les élections présidentielles que nous avons connu l’année dernière’’.

Et de rappeler le devoir de ses militants dans le processus de démocratisation en cours avant de les invités à y participer pleinement pour que le parti remporte la majorité à la future assemblée nationale.

Puisque tant que ‘’ le contre-pouvoir de l’exécutif n’est pas mis en place, le processus de démocratisation de la Guinée n’aura pas trouvé sa fin. Les partenaires ne vont pas nous accorder leur appui financier et les investisseurs auront peur d’investir dans le pays, ce qui va aggraver la misère actuelle que la population vit ‘’.

SOURCE: Le Défi

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