dimanche , 19 janvier 2020

Le ministre de la Santé, Dr Naman Kéita doit démissionner

Le centre national de transfusion sanguine : stock zéro Au regard de la situation de délabrement des hôpitaux guinéens, notamment ceux de la capitale, et compte tenu du manque de kits médicaux indispensable au prélèvement d’échantillons et autres examens au niveau des labos et autres services spécialisés dans le domaine de la recherche et de la prévention de certaines pathologies, l’indifférence du ministre de la santé peut être considérée à juste titre comme un crime contre l’humanité.

 

Cet état de fait, a déjà coûté la vie à de nombreux patients, notamment dans les cas où le recours à une transfusion sanguine devient indispensable pour sauver des vies.

Le CNTS (Centre national de transfusion sanguine) de Donka est, depuis bientôt un mois, confronté à une rupture totale de ces matériels. Ce qui met en péril la vie de tous les patients, voire de tous les citoyens du pays qui pourrait, éventuellement ; avoir besoin d’être transfuser pour échapper à la mort.

Il faut dire que le ministre de la santé, selon une source bien informée et autorisée, avait été informée bien avant que la situation n’en pire, d’une éventuelle rupture des kits prélèvement et des différents réactifs qui les accompagnent. Depuis, c’est le silence coupable du ministre qui aura coûté, malheureusement, la vie à de nombreuses femmes ayant subies une césarienne ou ayant souffert d’hémorragie lors de l’accouchement.

L’un des cas les plus pathétiques est celui de Dr Dousou Fofana (paix à son âme), médecin, morte à la maternité du CHU Donka le vendredi 3 Juin dernier, des suites d’hémorragies lors de la délivrance, alors que ces collègues avaient sillonné tous les centres de santé de la ville à la recherche de kits, tout tenter pour la sauver d’une mort qui n’était pas fatale. Que dire de cette dame de Maimouna Bella Diallo (paix à son âme) qui est arrivée à la maternité du CHUde Donka le lundi 6juin 2011 à 12 heures 09 minutes et morte à 12 h 35 mn dans un tableau de choc hémorragique par hémorragie de la délivrance ? Laissant le nouveau-né dans les bras de son mari abasourdi par ce spectacle désolent. Elle n’a pu être sauvée par manque de sang alors qu’une dizaine de personnes présentes étaient prêtent à donner gratuitement du sang.

Beaucoup de sœurs, épouses sont dans l’attente anxieuse de cet émouvant sort que l’irresponsabilité du ministère de la santé publique leur impose. Mourir d’une mort programmée, du fait de l’indifférence affichée de l’autorité dont le tout premier rôle est pourtant de préserver la vie.

Et que dire également de ce garçon, Mamady Sékou mort en pédiatrie par manque de sang alors que trois de ses oncles ayant le même groupe sanguin que lui ont sillonnés en vain les hôpitaux pendant trois jours pour offrir leur sang et tenter de sauver ainsi la vie de leur neveu ?

Selon le médecin qui a requis l’anonymat « Depuis près de dix jours, nos enregistrons plusieurs cas de mort par jour puis que tout simplement il n’y a pas une goutte de sang. Mais, je précise que ce ne sont pas les donneurs qui manquent mais c’est plus tôt le ministère qui ne joue pas son rôle. Nous, en tant que médecin, nous nous sommes rendu au centre de transfusion pour demander à Dr loua de faire tout pour nous fournir du sang et il nous a fait comprendre qu’il avait déjà alerté le ministre depuis un certain temps. On ne sait plus que faire. Nous enregistrons trop de morts et nous sommes très terrifiés. Vous les journalistes, vous ne jouez pas votre rôle puisque une telle chose doit être portée à la connaissance du Président de la République et de l’opinion nationale et internationale. Ceux-ci un crime organisé. Je suis fatigué et je vais m’allonger un moment… »

Le ministre de la santé publique Dr Naman Keita doit être demi de ces fonctions, pour faute lourde et, au besoin, traduit en justice pour tous les cas de mort par manque de sang enregistrés durant ces jours ci.

Cette mesure mettrait le pouvoir du président Alpha Condé à l’abri de certaines critiques légitimes, même si il reste vrai qu’il semble préoccupé, en ce moment par le recyclage des fossiles du régime défunt. De quoi préparer les prochaines législatives en compagnie des revenants d’un autre âge.

Les familles des victimes et l’opinion nationale attendent avec impatience la démission ou à défaut, le limoge du ministre de la santé publique.

Nous reviendrons.

SOURCE : Le Défi (Article diffusé peu avant la suspension du journal par le CNC)

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