lundi , 22 octobre 2018

Facinet Touré, les législatives, gouvernance Condé : les vérités de la Société civile guinéenne

« Si les élections législatives n’ont pas lieu avant décembre, nous allons programmer des actions et nous en tirerons les conséquences »

Le CNOSCG, Conseil national des organisations de la société civile de Guinée, a demandé mercredi, au président Alpha Condé de limoger le Médiateur de la République, Général Facinet Touré.

 

On ne peut pas comparer les propos du Médiateur de la République car ils constituent une atteinte à l’unité nationale, a déclaré le Secrétaire exécutif de l’organisation, lors d’une conférence de presse.

Le CNOSCG a publié aujourd’hui un communiqué de presse dans lequel il se livre à un sévère réquisitoire du pouvoir d’Alpha Condé. Il s’indigne particulièrement des violations des droits de l’homme, des droits civiques et politiques, la dissolution de 23 Conseils locaux et la descente des militaire dans les locaux du groupe de presse L’Indépendant-Lé Démocrate.

« Le CNOSCG condamne avec fermeté toute atteinte aux droits humains, reclame l’ouverture d’une enquête sur la mort du jeune militant de l’UFDG, demande le limogeage immédiat du Médiateur de la République », a déclaré Aziz Diop, Secrétaire général des organisations de la Société civile.

Il se dit inquiet par rapport au débat sur la reprise ou non du fichier électoral avant les législatives. Un faux débat visant à retarder la tenue des consultations législatives devant en principe mettre fin à la transition, donc à la période d’incertitude que vivent les Guinéens depuis Décembre 2008, selon lui.

« Ce scrutin doit se tenir d’ici décembre 2011 au plus tard, en évitant de remettre en cause les acquis de l’élection présidentielle. Si les élections législatives n’ont pas lieu avant décembre, nous allons programmer des actions et nous en tirerons les conséquences », a dit Diop.Aziz Diop, S.Ex. CNOSCG

Pour le Secrétaire exécutif de la société civile, son organisation va user de la pression pour permettre aux Guinéens de voter à la date indiquée d’autant que c’est ce même fichier aujourd’hui remis en cause par le pouvoir en place qui a permis l’élection du président Alpha Condé.

Le président du CNOSCG, Dr Ibrahima Sory Cissoko ajoute que les Guinéens auraient pu comprendre la politique du gouvernement s’il s’agissait d’une simple révision du fichier électoral. Il pense qu’il ne s’agit pas de la voie la plus rapide à suivre si les élections doivent se tenir le plus rapidement possible. « La société civile souhaiterait que la Loi soit respectée », a-t-il dit.

Le Conseil national des organisations de la société civile reconnait tout de même des progrès significatifs à l’actif des nouvelles autorités. « L’unicité de la caisse de l’Etat, la détermination du gouvernement à lutter contre la corruption, la maîtrise de l’inflation, la révision du Code minier, la volonté du gouvernement à restructurer les forces de défense et de sécurité », a énuméré Diop.

Elie Ougna

+224 62 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*