mardi , 11 décembre 2018

Affaire DSK : courses aux vraies-fausses photos de la femme de chambre sur Internet

L’usage des photographies pour illustrer les sujets d’information est très encadré. Dans la presse, qui fonctionne avec des agences et des photographes journalistes, les clichés sont vérifiés, certifiés en quelque sorte, avant d’être publiés.

Mais ce n’est pas le cas sur internet où tout circule (parfois n’importe comment) par le relais de blogs, sites ou autres supports non officiels. Dans la course à l’information, certains s’amusent à glisser des blagues ou de la désinformation, quitte à faire chuter les médias officiels par ricochet.

 

Après l’annonce de la capture et du décès de ben Laden, une fausse photo du cadavre s’est propagée rapidement sur le net et a fait le tour des rédactions. Le fake (un faux document) sur ben Laden a pourtant très rapidement été démenti par les médias officiels. Malgré cela, le mal était déjà fait et de nombreuses personnes ont pris pour argent comptant ce cliché. Autant pour cette photo, on pouvait démontrer le travail de montage (dans ce cas, la superposition de deux photos : un portrait de ben Laden et le cliché d’un cadavre [attention images choquantes]), grâce à des technologies du style Tungstene, autant pour la femme de chambre, plaignante dans l’affaire DSK, le problème s’avère autrement plus compliqué.

 

Ultra protégée et mise à l’abri par la police new-yorkaise dès la révélation de l’affaire, la jeune femme est apparue, sous des traits très différents, sur le web, mais aussi dans la presse. Dans tous les cas, il ne s’agissait pas de photo-montages, mais d’informations non vérifiées. La désinformation a fait son chemin entraînant avec elle des journaux. Le quotidien La Provence en a fait les frais en publiant un des mauvais clichés. Dans tous les cas il y avait erreur sur la personne.

 

Tout d’abord, le faux profil Facebook : C’est cette image qui a beaucoup circulé. Elle provenait d’un profil Facebook erroné, monté de toute pièce pour faire du buzz. Beaucoup s’y sont fiés alors que ce n’était qu’un acte de malveillance.

 

Puis, le vrai profil Facebook mais possédé par une homonyme : La dame qui porte le même nom que la victime s’est vue harcelée par des hordes de curieux. C’est elle-même qui a du poster un démenti ferme concernant son implication dans l’affaire sur sa page Facebook.

Une homonyme célèbre a aussi semé le doute : Nafissatou Niang Diallo, écrivaine d’origine sénégalaise, sans doute une des raisons pour laquelle la nationalité de la plaignante a mis du temps à être clairement définie, a mis avec sa page Wikipedia, bien malgré elle, sur la mauvaise route nombre d’apprentis détectives férus de Google.

 

Puis encore une photo non vérifiée, à la fois censé représenter la victime ou bien, pour d’autres « médias », sa fille. Dans tous les cas, aucune photo ne correspondait à la fameuse femme de chambre et le mystère de son visage demeure entier.

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